La voix-e du Pardon

Dans cette période de grande transition où beaucoup d’émotions, de mémoires du passé, d’énergies lourdes remontent, une voix s’élève de plus en plus forte.. La voie du Pardon. Parce qu’elle est une base à la Paix. Pour reconstruire la Paix sur notre Monde actuel, nous avons besoin de cette voix comme une des fondations.

Car de la séparation, du rejet, naissent et se développent la souffrance, le mal d’amour, la rancune, et la violence qui entrainent encore plus de séparation et de souffrance. Guerre, racisme, haine, méfiance, jugement, comparaison… Cette humanité vit dans cette spirale depuis des millénaires, entraînée par des influences renforçant la séparation et la coupure avec son cœur, l’intelligence de la Vie (que nous pouvons appeler selon chaque sensibilité Univers, Source, Dieu, Grand Tout…).

Si nous voulons changer les choses, nous devons couper cette spirale, ces schémas devenues habituels, instinctifs tellement ils sont ancrés dans la culture de la société, dans l’inconscient collectif. Il faut remettre de l’Amour là où il est dégradé. Il faut réparer les cœurs, les blessures profondes ancrées dans les êtres et les peuples. Et le baume le plus puissant est l’Amour. Dont une des voix est le Pardon.

Pardonner l’autre

Des actes sont inacceptables, non pardonnables. Mais en prenant beaucoup beaucoup de hauteur, nous pouvons tenter de pardonner l’être dans son essence, pour lui donner une chance, un encouragement à se qu’il se rédempte. Nous pouvons essayer progressivement, en commençant par des personnes qui nous ont fait de légères blessures. Puis de plus en plus large, jusqu’à atteindre des êtres publiques ou historiques. Pardonner ainsi l’essence, c’est d’une part laisser à l’Univers/Dieu/la Vie et cet être lui-même la justice et le jugement de son être et ses actes. Et c’est aussi faire circuler de l’Amour sur des chemins obscurcis, pour laisser une chance à de nouvelles relations et comportements de se développer, de croître sur un autre terreau. C’est voir chaque être ayant été malveillant ou blessant comme un être en souffrance, aveuglé par l’égo, et coupé de son cœur. Ou sous emprise, influence. C’est reconnaître son état intérieur, et voir que de la souffrance nait la souffrance. C’est essayer de couper le schéma de la souffrance et de la violence et créer d’autres terreaux. C’est donner une chance aux êtres de faire autrement, même si nous restons fermes et vigilants par rapport à leurs actes, que nous n’acceptons évidemment pas. Nous pouvons essayer de pardonner, en priant pour lui et en souhaitant à cet être qu’il trouve la voie de son cœur, de la paix, de l’amour.

C’est comme si nous allons nous adresser à la part la plus lumineuse en chacun, à son essence de Vie, composé de la même énergie que nous. Et nous la connectons. A travers les couches de noirceurs, d’opacité, de brumes, nous touchons le cœur, l’essence et nous lui parlons. Nous l’invitons à ressurgir, nous lui offrons une douceur et un accueil. Une main tendue, pour qu’elle émerge, veuille se déployer pour irradier de lumière à l’intérieur et choisir la voie de la paix. Il n’est jamais trop tard pour cela. Pardonner dans cette démarche, c’est être dans la lignée des alchimistes transformant le plomb en or, en travaillant l’émotionnel et les intentions.

« Parle-nous du Bien et du Mal ».

 » Je peux parler du bien qui est en vous, mais non du mal,

Car qu’est-ce que le mal, sinon le bien torturé par sa propre faim et soif ? « 

Khalil Gibran

Se pardonner

Et se pardonner Soi…  Nous avons aussi beaucoup à faire pour nous même. Souvent nous sommes très durs envers nous, à nous juger, nous culpabiliser. A nous réduire ainsi dans une version limitée de nous, à en faire peser lourd sur le dos de tous nos reproches. Alors que souvent nous faisons de notre mieux. Mais aussi, nous faisons des erreurs, parfois par ignorance, par inconscience, ou par fatigue, manque de volonté, facilité, ou autres mécanismes. En cette période, il est grand temps de faire la paix avec nous-même et notre passé. De nous pardonner malgré ce qui a été fait, pensé, en se donnant la chance de faire mieux. Et en suivant notre cœur si nous avons l’élan de demander pardon à des personnes que nous avons blessées, ou d’autres choses. Se pardonner pour apporter de l’amour sur des nœuds du passé, vers l’autre et vers soi, et pouvoir avancer plus léger et avec les apprentissages de l’expérience. Grandissons de nos erreurs, prenons nos responsabilités, mais enlevons les pierres dans nos sacs d’auto-jugements, et d’émotions de culpabilisation.

Pardon_Mellryn

Demander Pardon en tant que membre d’un collectif

Et demander pardon à un niveau collectif, en tant que représentant d’une histoire, d’un peuple, y compris de nos ancêtres, notre famille. Car ceux-ci étant partis, ou n’étant pas dans cette démarche, qui d’autre peut le faire ? Alors que pour d’autres peuples/êtres nous pouvons en être un représentant bien malgré nous. Demander pardon, ou pardonner au nom du ou des peuples dont nous sommes nés, c’est comme nettoyer la racine ! Nettoyons ensemble les racines, les générations, l’Histoire ! Réparons, guérissons, transcendons… Pour diffuser de la paix entre familles, groupes, collectif, peuples…

En échangeant avec un ami Quechua sur l’histoire et la situation des autochtones en Amérique du Nord et du Sud, j’ai pu sentir à quel point la blessure est encore à vif et profonde de la colonisation et ses ravages pour leurs nations. Parce que tous les désastres sont encore à vif dans l’inconscient et la sagesse du collectif, et parce que les atteintes à la liberté, au vivant, au droit, à l’être subsistent de nos jours. Ces peuples, gardiens de la Terre, subissent encore aujourd’hui les conséquences au quotidien de la colonisation, de haine et volonté de destruction, et cela risque de s’aggraver au Brésil. En tant que porteuse de sang « blanc », même si je ne me sens pas identifiée à un pays ou un peuple, me sentant davantage parachutée des étoiles et citoyenne du Monde et de l’Univers, et que je n’ai pas contribué à cette Histoire, je me sens attachée d’une certaine manière à cette énergie collective occidentale par ces racines biologiques et mon milieu de naissance, et je sens l’élan de demander Pardon à ces peuples pour ce que celui de mon sang a fait.

Je leur demande également pardon, car j’ai pu faire ou fais, ferais des erreurs involontaires, de l’appropriation culturelle à mon insu, des erreurs de langage (le présenter en tant que Péruvien, alors qu’il ne s’identifie surtout pas ainsi, en latino ou hispanique). Petite je me suis déguisée en indienne, alors que pour certaines nations c’est une marque de profond irrespect. Mais je ne savais pas, mes parents ne savaient pas. Nous souffrons d’un manque de connaissance et de conscience globale. Inspirée depuis des années par le chamanisme, j’ai utilisé des symboles ou le tambour, sans en connaître les anciens enseignements traditionnels. J’ai découvert que de nombreux chamans ou stages occidentaux ne respectent pas ces mêmes enseignements et ne sont pas en accord avec des ancêtres autochtones. J’ai conscience de faire encore des erreurs, et je demande pardon pour cela; et cherche à faire mieux. Et j’émet l’intention qu’à chaque fois que je joue du tambour, qu’à chaque son ondulant se diffuse le pardon, et le remerciement à tous ces savoirs qui ont traversé les âges grâce à la transmission orale de ces ancêtres. Je les remercie et les honore pour ces médecines et sagesses préservées pour l’âme et les corps. J’essaie aussi de renouer avec les sagesses locales perdues pour les honorer également. C’est une attention quotidienne, nécessitant autant à s’imprégner de ses racines, qu’à développer une vision large à travers le temps et l’espace, pour prendre conscience et ses responsabilités sur nos actes et pensées, paroles.

 

✨💗✨ Je ne peux m’empêcher de partager en résonnance quelques extraits d’un livre fort, pur et sublime par ses calligraphies, qui m’enivre, me touche, me parle, résonne avec mon amour infini et intense pour l’humanité, m’inspire (même quand ça fait mal) …un livre qui sent le vent puissant de l’amour, de la liberté, de la compassion…un livre qui sent le voyage, la musique, où les mots sont comme des sons… De la beauté, de la pureté, de la richesse, de la grandeur, de l’amour… ✨💗✨

« Mais comment leur en vouloir [aux personnes féroces]…
Nous sommes tellement blessés.
Alors oui, jusqu’à l’extrême…
Invite-les à tout lâcher,
Et respectueusement, aime. »

« Faut-il qu’ils s’aiment si peu pour être si peu aimants ?
Mais comment leur en vouloir…
Nous ne savons pas qui nous sommes
Alors oui, jusqu’à l’extrême…
Invite-les à voir leur beauté,
Et souverainement, aime. »

« Quoi qu’il arrive, dans l’ineffable,
Sois offrande et partage. « 

« Sois cet amant fou, semant à tous
Des  » je t’aime » et des sourires sans attente
Et n’en ai pas honte,
Car l’existence n’est qu’un souffle,
Un trait d’étoile filante,
Un éclair d’orage dans le grand ciel. « 

 » Loin du bruit et ses artifices,
À ceux qui s’ouvrent s’offrent mille merveilles…
À ceux qui aiment aimer, tout est révélé. « 

Merci Marc Vella pour ces mots ✨💗✨ Extraits de son ouvrage sublime « Le Chant des Libres »

 

Le chant des libres_Mellryn

A nous de jouer

  • En expérimentant cette visualisation :

Nous sommes assis, debout, en mouvement. Nous prenons plusieurs respirations profondes par le ventre, puis nous descendons dans nos pieds et visualisons des racines solides qui descendent à travers le sol vers le plus profond de la Terre, et s’ accrochent, s’y enroulent pour être bien enracinés et connectés à l’énergie de la Terre. Nous pouvons remercier la Terre de nous accueillir et nous porter, nous nourrir, nous soutenir tous les jours sans conditions…

Puis nous remontons notre attention vers notre cœur, nous y centrons et visualisons un beau soleil. Qui se nourrit de toutes les belles choses de la vie autour de nous, tout ce qu’on aime et qui nous met en joie. Notre soleil dans le cœur s’en nourrit à l’inspiration, grossit et devient de plus en plus lumineux, et sur l’expiration, toute cette énergie de joie, d’émerveillement, d’amour, de paix se diffuse dans toutes les cellules de nos corps, physiques et subtiles. Nous pouvons aussi nous imaginer dans une grande bulle dorée, remplie des rayons de ce soleil, ou d’une autre couleur (rose, bleu, violet..).

Quand nous nous sentons prêt, serein, apaisé, nous pouvons visualiser, imaginer la personne à laquelle nous souhaitons demander pardon ou que nous avons l’intention de pardonner. Nous la voyons en face de nous. Nous prenons le temps de l’observer, et puis nous pouvons imaginer ses racines qui partent des pieds jusqu’au centre de la Terre. Puis son soleil dans le cœur, en voyant à quoi il ressemble. Visualiser la bulle, le cocon dans lequel il est. Quel couleur nous lui souhaitons, du rose pour l’amour, le doré pour l’harmonie, l’élévation, le bleu pour la protection ?….

Quand nous sommes prêts, nous pouvons nous connecter au soleil de cette personne, en étant dans notre cœur. En imaginant un rayon plein de belles énergies partant de notre soleil dans le cœur, et approchant avec douceur, respect, attention, et présence, le soleil de cette personne. Attentif aux réactions, et à l’acceptation de notre approche, sinon il faudra rester à distance. En lui offrant cette présence de notre cœur, nous pouvons, connectés de cœur à cœur, lui transmettre nos messages, lui parler, lui demander pardon, ou lui exprimer nos blessures.

Nous pouvons prendre le temps d’observer et ressentir comment réagit cette personne, conscient qu’il se passe quelque chose au niveau inconscient et énergétique.

Puis quand nous sentons que c’est le moment, nous pouvons remercier l’autre, le moment, nous même, et revenir avec toute notre attention dans notre cœur et notre corps. Puis visualiser l’autre personne bien distincte de nous, qui reprend son chemin, avec son soleil dans le cœur. Puis nous pouvons prendre des respirations profondes, sentir en nous nos sensations, et revisualiser les ondes d’amour se diffusant dans notre corps, toutes nos cellules, nos racines. Et puis quand nous nous sentons prêts, rouvrir les yeux, bouger les pieds, les mains…. Et revenir à notre quotidien, différent J

  • Avec des outils de développement personnel :

Il y a de très belles approches pour travailler sur la paix, le pardon, comme « l’Ho’oponopono » (j’aime depuis des années le travail de Maria-Elisa Hurtado-Graciet et Luc Bodin pour rendre accessible aux occidentaux cette sagesse ancestrale venant d’Hawaï), ou aussi les « Bonhommes Allumettes » pour nettoyer les liens entre personnes, situation… (une création de Jacques Martel). Je conseillerais de commencer par dessiner les bonhommes allumettes pour nettoyer, épurer, puis après de pratiquer l’approche de l’Ho’oponopono.

Il est aussi très puissant d’écrire, à la personne concernée, ou à nous même en écrivant nos pensées, émotions, en demandant pardon, s’excusant… et soit l’envoyer, soit la brûler…

… Et tant à découvrir et à créer !

Belle route à vous !

Mellryn

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