Maman zen, parfaite vs burn out vs Être soi-même

u .. la recherche d’équilibre, de spontanéité libre…

Envie de partager un grand pas en avant dans mon expérience de maman mais aussi de personne, d’être à part entière. Des difficultés d’être parent, imparfait, blessé avec un enfant qui nous renvoit face à nos incohérences, à de profondes prises de conscience pour briser un mode de fonctionnement et de croyances, une carapace afin de dévoiler avec transparence la spontanéité.

Je suis quelqu’un qui aime faire les choses à fond, d’engagée. Comme beaucoup aussi, avec une sorte de perfectionniste culpabilisant et bloquant.

Parfois assez binaire, trouvant difficilement « la voie du milieu ».

Mais ça c’était surtout « avant ».  Avant ces derniers mois extrêmement forts en prises de conscience. Par les évènements et situations de la vie m’invitant à de nombreuses remises en questions, par des murs, des « je tourne en rond », des sentiments d’impuissance… les éclairages d’amies et entourage lumineux.. les guidances de mon équipe invisible… et aussi une formation en cours très puissante avec Marie-Françoise Neveu, une psychologue bien plus que cela (auteur des ouvrages « les enfants « actuels », le grand défi « cerveau droit » dans un univers cerveau gauche », et « Enfants autistes, hyperactifs, dyslexiques, dys,… et s’il s’agissait d’autre chose? »). Pour moi une fée qui veille sur l’humanité, nous, les enfants, avec une expérience d’une incroyable richesse. Bref, une formation très riche, remuante, détonante.. Cela mériterait un article à lui tout seul pour partager ces trésors de l’humain. Bref donc ça a pas mal travaillé intérieurement dernièrement, et ce pour beaucoup de monde en cette période mouvementée !

Et personnellement, mon point de « focal », là où beaucoup de choses se cristallisent, c’est autour de mon expérience de maman. Qui remonte et fait surgir de nombreuses failles, peurs, mémoires, blocages, imperfections. Oui imperfection, le MOT est lancé.

Car je voulais, je l’avoue, être une mère parfaite !  (je ne veux même pas entendre, » mais tu es de toute manière « parfaite » pour ta fille ». ^^)

Je voulais tout réussir comme une bonne élève, pour donner le meilleur pour ma fille et pour la planète : grossesse connectée, naissance naturelle, allaitement long, portage, hygiène naturelle ou couches lavables, cuisine bio et faite maison à 100%, sans gluten, langues des signes, endormissement facile avec des mantras et n’importe où, massages, activités Montessori, comptines, parentalité bienveillante, zen attitude, voyages, reprise de mes activités sportives, santé naturelle, création de mon activité thérapeutique …

Je dois dire aussi qu’étant depuis longtemps dans les mouvements écologiques, alternatifs, j’ai baigné dans tous ces concepts, ces « évidences ». Je connais des personnes qui ont réussi à faire ces différentes pratiques avec succès, ou facilité.. J’étais motivée, mais devant certaines difficultés imprévues (un bébé qui pleurait beaucoup, avec un besoin intense de proximité, très peu de sommeil…), et mes propres limites je n’ai jamais pu être à la hauteur de mes objectifs.

Je n’ai pas réussi à mettre en place ni l’hygiène naturelle infantile, ni les couches lavables (malgré le stock dans le placard), ni la cuisine 100% maison, sans gluten avec plein de légumineuses. Ni créer moi-même plein d’activités Montessori.. ni apprendre la langue des signes.. ni endormir facilement ma fille. Ni lui faire aimer les massages étant bébé…

Et beaucoup de choses ne se passaient pas aussi facilement que d’autres nous l’annonçaient (les trajets en voiture avec un bébé, démarrer l’allaitement, pleurs importants, endormissement,…). Je me sentais parfois seule et désemparée face à tous ces imprévus et difficultés, avec peu de professionnels capables de réellement nous aider.

Mais surtout, je me suis sentie souvent incapable, coupable. La culpabilité a été très prenante devant les loupés, les incapacités. D’autant plus que certains mouvements alternatifs peuvent entretenir cette culpabilité si on n’est pas 100%. Face à certaines personnes je me suis sentie honteuse, coupable. Comme si je n’en faisais pas assez. Que ce n’est pourtant pas si difficile de cuisiner, d’utiliser des couches lavables, … et puis ensuite cela poursuivait sur d’autres domaines, tout ce que je ne faisais pas assez bien que j’en avais l’intention : ne pas répondre assez vite, ne pas réussir à appeler les proches, ne pas réussir à cuisiner des gamelles maison pour le travail, ne pas écrire assez d’articles, ne pas faire tout ce qu’il y a sur la « to do list » au travail et dans les asso… Je me suis rendue compte que parfois aussi celle qui me jugeait le plus difficilement, c’était moi-même… Mon mental… qui entretenait avec dureté cette culpabilité.

Cela m’a longtemps travaillé. Tournant en moi, comptant les échecs… l’incapacité d’endormir facilement mon enfant… « que fais-je donc de mal » ? qu’autant j’arrive à comprends les enfants des autres, mais suis parfois en échec avec la mienne…

 

Ces enfants « actuels » qui ramènent les mamans à 300% dans l’instant…

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A cela a pu s’ajouter la réelle détresse des galères du sommeil. Cette sensation d’enfermement pendant ces trop longs moments à essayer d’endormir cette enfant qui n’arrive pas à se laisser aller. Et ces journées ensemble en semaine, pendant lesquelles elle dort peu et est très active et demandeuse de présence, très intense. Me laissant peu de temps pour mes activités, un moment de solitude, de ressourcement, mes échappées dans les mondes invisibles. Le papa faisant de longues journées de travail, partant tôt le matin et revenant tard le soir, me laissant gérer les réveils, les aller-retours chez la nounou, les courses en semaine, la gestion des heures de fin de journée où Petit Soleil  est énervée et fatiguée. Les premiers mois, je me suis rendue compte que je nourrissais du reproche inconscient envers mon compagnon, me sentant seule dans les moments difficiles, en plus des réveils nocturnes puisque j’allaitais. Nous avons du beaucoup communiquer, et moi exprimer mes émotions profondes pour évacuer ces ressentiments. Mais il n’empêche que ces journées toutes les deux sont épuisantes, et j’essaie souvent de voir d’autres personnes et enfants pour répartir son énergie. Des moments m’ont amenée au bord du désespoir et de l’impuissance. De façon non rationnelle, et moins impressionnante que pour d’autres mamans. Ou alors elles n’en parlent pas, ou on ne le lit pas dans la littérature. Il est clair que les livres sur la parentalité bienveillante, positive ne parlent pas de ces difficultés pour les parents. Je me suis longuement questionnée sur ma réaction si forte. Car j’apprends à gérer mes émotions. A les reconnaitre, les laisser se déplacer en moi, les écouter et les libérer (j’adore la BD d’Artmella sur les émotions, très juste!). L’émotion, à laquelle je ne m’identifie pas, ne stagne donc pas en moi très longtemps. Je suis de plus en plus sereine et calme intérieurement, mais au bout d’un certain temps, cette sensation d’enfermement, de piège dans ce moment à ne pouvoir rien faire d’autre me plongeait dans une abysse de désespoir. Même si j’arrivais à m’en dégager en quelques dizaines de minutes, puis passer à autre chose, cette sensibilité m’interpellait, me déroutait. J’ai pu mettre des mots, de la conscience grâce à l’aide de Marie-Françoise Neveu, qui a fait émerger le déclic en moi de ce comportement.

Cette enfant, comme tant d’autres « actuels », me retient tellement dans la réalité, l’instant présent, m’empêchant de fuir dans mes activités ou de partir dans mes «mondes », que je suis en panique et ne supporte pas d’être prise au piège. C’est étouffant. D’autant plus que nous avons une relation très proche, avec un allaitement long, le cododo, un travail à temps partiel me permettant de passer 3,5-4 jours ensemble par semaine, et aussi une vieille amitié d’âme. Et j’aime cette proximité. Mais je me sentais trop prisonnière, tout en culpabilisant de ne pas réussir à être cette maman parfaite, qui assure et assume très bien son rôle. Parfois, je pensais sincèrement être une mauvaise mère. Ne pas être à la hauteur. Et cela me faisait de la peine quand je vois la lumière de cette enfant qui nous a rejoint.

Je m’étais convaincu qu’il fallait que je sois toujours pleine de calme. Un lac toujours lisse, en surface et en profondeur, en toutes situations. Mais parfois, je bouillonnais intérieurement face aux situations difficiles, endormissements interminables, comportements intenses de ma fille lors de ses frustrations ou désaccords, enfermement dans une activité « terre à terre » alors que je souhaitais faire autre chose (répondre à un mail, écrire un article, lire, voyager intérieurement…). Je pensais que je devais réussir à gérer mes émotions suffisamment pour être toujours d’un calme, à parler calmement.

Et mon corps a lancé plusieurs signaux d’alerte, notamment en déclenchant des inflammations, un psoriasis « touche moi mais ne me touche pas ». Révélateur de ma contradiction permanente : « je veux passer beaucoup de tant avec cette enfant, que j’aime sincèrement, que j’ai choisi d’accueillir et accompagner en conscience » mais « je ne veux pas être trop longtemps seule avec elle, car sinon je me sens enfermée ». Mais aussi (ce psoriasis mérite lui aussi tout un article !), je me consumais intérieurement de toute cette énergie, ce bouillonnement émotionnel et d’envies que je n’arrivais pas à équilibrer, extérioriser, exprimer. En plus de l’épuisement avec des nuits chaotiques, peu de répit en journée, et un travail qui n’était plus en phase avec mes aspirations profondes, j’ai vécu plusieurs semaines de burn out l’année dernière. Des creux de vagues, des craquages psychologiques, nerveux et physiques… Mon corps me ramenait à mes incohérences et aux nécessités de changement…

 

Ces derniers mois m’ont fait détruire de nombreuses fausses croyances, des illusions, des peurs…

J’étais coincée dans de nombreuses fausses croyances, convictions, conditionnements et prisons mentales (et que je ne juge pas ici, je partage mon propre auto-enfermement) que j’avais acceptés et auxquelles je m’accrochais, parfois de façon bornée :

  • Ecologiques : avoir un mode de vie 100% « parfait » : couches lavables, cuisine maison vegan sans gluten, tout fait maison, 0 déchets…
  • Spirituelles : être une maman « zen », avec 0 émotions, neutre et d’humeur constante. Ne jamais s’énerver. Une moine bouddhiste quoi ! être toujours souriante, savoir, être tout le temps « connectée »
  • Maternage : être une maman dévouée, parfaite, heureuse tout le temps, calme, avoir un enfant « c’est que du bonheur »,… comme cette image de la « Laitière », qui prépare amoureusement et avec dévouement de délicieuses gourmandises à des enfants. Cela a l’air tellement facile.

Certains de mes comportements ou mes pensées étaient conditionnées ou crispées par ces peurs ou croyances personnelles ou collectives (olala j’ai peur de me dévoiler autant… dévoiler ses imperfections… ses vulnérabilités, c’est très difficile !!! ). Je n’étais pas moi-même, je détournais mon intention profonde, je me limitais. Pour me protéger, car ce sont aussi des repères, des choses qui me rassuraient dans cet inconnu total d’accompagner un enfant. Sans ces « principes » sur l’allaitement, le cododo que je défendais sur la défensive, je me sentais dans un vide, sans savoir comment faire pour accompagner cette enfant ! parfois toutes mes peurs et ces croyances prenaient clairement le pas sur mes ressentis et intuitions profondes, ainsi que sur les messages subtiles de ma fille. Il était beaucoup plus facile de communiquer d’âme à âme avec elle avant sa naissance, quand tout était encore calme dans la maison et que nos vies n’étaient pas encore chamboulées.

Je devais aussi composer avec  une profonde mémoire d’abandon qui me faisait projeter mes propres peurs et anciennes douleurs sur ma fille, craignant qu’elle ressente la même chose. En dehors de sa nounou, il m’était difficile de la confier à d’autres, cela me demandait un énorme effort et me serrait le cœur. Même la laisser quelques heures chez mes parents, qu’elle connait très bien. Car cette peur viscérale est irrationnelle. C’est mon propre enfant intérieur qui réagit vivement. Ce n’est pas avec des phrases rassurantes, de cerveau à cerveau que j’arrivais à me sécuriser. J’ai dû gagner cette confiance pas à pas, et en travaillant au cœur du problème : sur moi, ma propre histoire d’abandon pour l’apaiser et me libérer.

J’ai également appris à m’écouter, pour prendre en compte mes besoins vitaux. Je suis quelqu’un de dynamique, éprise de liberté, pleine de projets, de créativité, engagée dans une amap que j’ai contribué de créer, dans la création d’une école alternative (… ❤ … ), mon lancement d’activité de thérapeute bien-être, .. j’ai besoin de beaucoup de temps pour m’épanouir et m’équilibrer dans toutes ces facettes, qui font partie aussi de mes missions de vie, ce qui fait sens sur mon chemin. Je bouillonnais d’impatience de ne pas avoir assez de temps pour tout cela. Cela m’a également fait travailler ma foi dans le Temps, que toutes mes envies et projets se réaliseront progressivement en fonction de ma disponibilité aussi… Ce fut ainsi un challenge permanent depuis la naissance pour réajuster en permanence cet équilibre nécessaire, identifier les zones de tensions en moi, de non-reconnaissance de mes besoins, et de m’organiser avec mon compagnon pour me dégager du temps. Et être autant maman que pluri-active… Mais aussi, à force d’être dans une grande écoute de ma fille pour suivre son rythme, je me suis décentrée et ai suivi le sien. N’incarnant pas naturellement de cadre, en dehors d’horaires imposées par l’extérieur mes journées sont imprévues et spontanées, j’ai continué ainsi avec elle. L’absence de rythme, de cadre lui convenait bien. Mais j’en ai expérimenté certaines limites. Tout comme je me suis parfois perdue à suivre son mouvement. Il est devenu clair qu’il devenait nécessaire de me recentrer, et créer un cadre et des repères cohérents à nos besoins pour trouver un centre commun, un équilibre entre nous. Qui prenne autant en compte son bien-être, que le notre.

 

Travailler sur soi, se libérer, s’aimer pour être soi

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Ces derniers mois ont été extrêmement libérateurs pour dénouer mes propres mémoires ou ces conditionnements. Pour reprendre mon souffle. Devenir de plus en plus moi-même, avec transparence, liberté. Il y a eu des déclics très rapides et puissants ! en phase avec ces périodes de l’humanité qui invitent à se libérer à se reconnecter à soi. J’ai aussi pris conscience que ma fille avait clairement accepté avec moi avant nos incarnations de me faire travailler sur certaines choses, et cela m’a tellement apaisée et amenée de la légèreté, de la reconnaissance et du respect pour cet engagement pas forcément facile non plus pour elle au quotidien.

Alors, j’ai lâché sur tout ce que je n’arrive pas à faire. Je ne veux plus regarder mes erreurs, mes loupés, mes incapacités. J’ai la vie pour apprendre, progresser. Et apprendre à regarder ce que je fais de bien aussi 🙂

J’ai décidé intérieurement, après un magnifique « voyage intérieur dans mon univers», que chaque jour, chaque évènement, chaque rencontre, chaque moment petit ou grand (un juste un endormissement 😉 ) sera vécu comme nouveau. A chaque fois, ce sera un nouveau départ sur une page vierge. Comme si je me réactualise, vide mon historique en permanence. Fini les gouttes d’eau qui s’accumulent, les « une fois de plus, cela s’est encore mal passé, je n’ai pas réussi ». Fini les ressassements, les à prioris, les appréhensions. Je suis une page vierge qui vit dans l’instant.

J’ai pris fermement la décision d’être moi-même. Avant tout. Je suis moi, cette essence, cette être infiniment plus que ce qu’on voit de moi. Je suis une individu, une âme, une manifestation de la vie, une maman, une compagne, une amie, une fille, une sœur, une enfant, une femme forte, une louve, une elfe, une magicienne, une extra terrestre, une humaine. Je suis tout cela, et avec mes couleurs. Et je suis fougueuse, impatience, pleine de vie, d’intensité. Je ne peux pas me transformer en moine zen (et d’ailleurs je n’en ai jamais rencontré alors c’est aussi un à priori 😉 ). Ce n’est pas nature. Je me sens plus comme la Terre, les éléments, le vent, la mer, qui peuvent être doux, enveloppant, mais aussi en colère, déchainés. Je suis aussi tout cela. Je peux être calme, pleine de patience, et parfois exprimer mon impatience et ma colère de désaccord. Je me sens alors dragonne. Protectrice, mais aussi affirmant ses limites. Cela me semble juste aujourd’hui d’exprimer tout cela avec respect de moi-même, avec sincérité. Je me sens en paix maintenant d’exprimer mon agacement à ma fille, de lui dire « là je suis énervée car je ne supporte pas cette situation ». Je ne la rends jamais coupable ni ne m’en prends à elle, mais je lui explique mon comportement , ma réaction. Je mets de mots sur mes ressentis, ma colère, et lui explique que « là, j’essaie de me calmer, mais c’est difficile.. viens on sort prendre l’air ». Je lui montre avec transparence mes failles et mes volontés de m’améliorer, d’harmoniser la situation et mon comportement.

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Autant j’avais compris par mon expérience qu’on tient sa force et sa puissance dans notre sensibilité, notre « vulnérabilité » qui ne sont pas des faiblesses. Mais la porte d’entrée, en toute simplicité, de cette force incroyable.

Là j’apprends par l’expérience que je ne suis pas une « maman zen parfaite en toutes circonstances». Je suis juste moi. Avec mes intensités et mes limites, et mes forces.  Une dragonne, qui affirme fermement ses limites. Avec respect, bienveillance, amour de l’autre. Mais aussi de moi. J’ancre fermement en moi mes envies, mes intentions et mes limites, ce que je ne veux plus.

Notre organisation familiale se réorganise en conséquence, en douceur, en écoute et en conscience. Pour écouter nos intuitions et ressentis. Pour aussi s’adapter aux besoins intenses de notre enfant, et les miens de liberté, et un équilibre entre nous trois.

 

Des prises de conscience, véritables déclics intérieurs ancrés profondément

En quelques mois, et parfois quelques jours ! 🙂 , beaucoup de choses ont changé. Des prises de conscience puissantes ont surgit, parfois en un déclic l’espace d’un instant. L’évidence s’impose alors avec clareté de l’intérieur. Souvent grâce à des stimulations exérieures, et tout un cheminement préalable. Pfiou tel un champignon qui sort subitement entre les arbres. C’est là, visible. Ces prises de conscience, ces réveils s’imposent naturellement mais puissamment car elles me parlent, c’est Moi, en cohérence avec qui je suis. Et surtout, c’est que je suis prête.

Alors ces décisions, ces nouvelles façons d’être, ces lâchages, s’ancrent profondément en moi. Comme incrustées dans chacune de mes cellules.

Oh ce n’est pas forcément facile à incarner au quotidien ! Il y a encore des restes de peurs, du regard de l’autre ou du mien, un manque d’assurance, l’inconnu à apprivoiser. Oui sincèrement, cela n’est pas facile tous les jours. Et j’ose dire que je considère que cela nécessite beaucoup de courage, d’oser être soi ! Mais cela me semble tellement en continuité et respect de moi, que revenir en arrière est tout simplement impensable!

 

Les rythmes de la vie : du chaos pour déconstruire puis reconstruire

Le chaos, la déconstruction des cadres, liens et attachements limitants ont fait place à une reconstruction plus harmonieuse et connectée à ma sagesse intérieure. Une profonde sérénité se répand en moi. Une force aussi, celle de pouvoir être moi-même, d’assumer être qui je suis. En brisant tous ces codes, ces conditionnements figés, pour être et faire spontanément, en fluidité et continuité directe de mon élan intérieur. De mon essence. Pour être transparente, libre. Et en apprenant à gérer toute cette énergie intérieure, la libérer, l’exprimer en sécurité et sans danger. Pour trouver des sorties progressivement pour libérer la puissance, sans me brûler…

Pour à chaque situation réagir non pas avec habitudes, réflexes ou principes, mais avec sens, avec conscience. En questionnant mes ressentis, mon intuition, la vie, les guides, l’enfant. En laissant aller la spontanéité, les imprévus, l’inconnu. En lâchant prise. En ne cherchant pas à être quelqu’un d’autre, à donner une impression. En jouant à l’enfant car je suis un enfant. En parlant parce que j’ai envie de parler. En pleurant car j’en ai besoin, en criant car cette énergie doit sortir, sans violence. En dévoilant mes faiblesses et difficultés car c’est ce qui fait ma force et m’apporte de beaux cadeaux de la vie, d’autres dévoilements sincères de proches. En avouant que là je ne sais pas, quelle est la bonne solution, ce qu’il faut faire. Alors je me pose, respire, demande une guidance intérieure, de mon intuition ou des guides, de la vie. Et je veille à agir dans la continuité en essayant de dépasser les peurs et blocages qui existent encore. Et continue à travailler, à libérer, à éclairer mes zones d’ombre, mes incohérences.

Je me rends compte que j’avance dans cette expérience de vie, d’accompagnement d’un enfant, avec bien peu de repères, car beaucoup de conseils, même bons, sont obsolètes, inadaptés à notre enfant ou à moi-même. C’est l’inconnu, et beaucoup est à créer ! à inventer ! mes culpabilités se sont transformées en force et challenge d’avancer à l’aveugle dans cet inconnu pour innover pleinement à l’écoute de moi-même.

Tous les jours nous improvisons, nous apprenons, nous grandissons, ensemble. Nous apprenons à gérer nos émotions, à parler avec le cœur, à écouter nos intuitions, notre voix intérieure, et les guidances de l’invisible. Je suis émue en me rendant compte qu’à cette époque nous réinventions des façons de faire. De nouveaux repères, pour accompagner les enfants, pour vivre en couple, pour la sexualité, pour le travail… des façons de faire et de vivre plus en cohérence avec notre vie intérieure. Plus spontanées, libres, brisant les conditionnements, les dogmes, les fausses croyances. Pour plus de sens, de respect, d’écoute, de cohérence, de mouvement, de transparence.

Voilà, je ne suis pas une maman ou une personne parfaite. Et je ne le désire plus. Je souhaite simplement être moi, en chaque instant, sans peur du regard de l’autre, sans auto-censure. Juste moi avec transparence et intégrité. Et ce n’est pas tous les jours facile ! et je n’y arrive pas à chaque fois ! mais je continue, pas à pas, avec cet élan de plus en plus puissant, confiant, ancré et posé en moi.

 

Etre Moi, pour que Toi tu sois Toi 🙂

Et j’observe les effets immensément bénéfiques que cela me procure, à mon enfant, mon compagnon. En très peu de temps, une nouvelle harmonie s’est installée. Chacun devenant un peu plus équilibré, rayonnant à sa juste place. Un nouvel équilibre commun. Je vois les visages s’ouvrir encore plus, se détendre.

J’observe aussi les effets chez les personnes que je connais sur ce cheminement intérieur devenir de plus en plus légères, rayonnantes, fortes, sereines. La même harmonie s’installe progressivement autour d’elles, amenant à la cohérence entre elles-mêmes et leur réalité. Et bénéficiant à leur entourage, évoluant à leur contact…

Une propagation lumineuse et harmonieuse, qui se répand comme des ondes dans l’eau ou la vie…

Je vois aussi ces enfants autour de nous qui réagissent à ces changements en se livrant davantage, se rapprochant encore plus. Ces personnes se rapprochant et venant chercher une sécurité. Je crois sincèrement qu’il y a là une clef. Difficile car cela demande un énorme travail de dépassement de ses peurs, ses failles, de regarder en soi là où cela fait mal, où c’est « moche ». Mais pour s’aimer, s’accepter, se libérer, et sortir ses ailes !

Pour créer quelque chose de nouveau. De nouveaux modes de fonctionnement, plus intuitifs et authentiques. De nouveaux modes de relation, d’accompagnement, transparents et spontanés…

Je tenais à partager ces introspections personnelles, car cela m’a souvent manqué de ne pas assez avoir de témoignages de ce genre, alors je me lance ! 🙂 et parce que je sais à quel point la culpabilisation est lourde à porter, ainsi que les doutes, le sentiment d’impuissance.. la détresse face à enfant qui nous demande une si grande présence… et parce que j’expérimente de plus en plus la joie de se libérer de tous ces poids pour être Soi, et je souhaite profondément que chacun puisse s’alléger 🙂

Merci à tous ceux qui m’aident à devenir de plus en plus moi-même ou moi-m’aime comme le dit Lulumineuse, qui m’inspire beaucoup

Mellryn

 

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