Les difficultés d’endormissement de l’enfant. Part 2…

Ou la galère du sommeil… suite ! et l’apprentissage de la maîtrise de nos propres émotions…

Rendez-vous 10 mois après le premier article consacré aux difficultés autour du sommeil : Petit Soleil a 20 mois… et je ne vendrais toujours pas du rêve niveau sommeil ! Ce n’est pas moi qui pourrais organiser des ateliers ou écrire des ouvrages pour apprendre à endormir un enfant en 10 minutes, ni qu’il « fasse ses nuits » en 3 mois… Depuis quelques semaines j’attends d’écrire cet article, croyant que la situation va s’améliorer afin de dire « ça y est! » Mais non !.. Alors si j’écris, c’est encore une fois pour partager notre situation, si cela peut permettre à certains de s’y reconnaître et se sentir moins seul, et à d’autres de connaître ces difficultés et s’y préparer…

Car je constate que nombre de ces parents connaissant de grandes difficultés avec le sommeil de leur enfant ne s’y attendaient pas ! Il y a trop d’images et fausses croyances autour « de dormir comme un bébé ». De parents qui expriment ensuite leur désarroi et leur détresse, leur impuissance devant ces grandes perturbations nous éprouvant profondément psychologiquement et physiquement. « Ce que nous aurions aimé savoir avant ». Eh oui, je me suis beaucoup préparée à l’allaitement, anticipant des difficultés pour réagir au mieux et le réussir. Les informations sont de plus en plus connues ou du moins accessibles si on souhaite se renseigner. Il me semble que si on s’intéresse à l’allaitement, on entend facilement parler des difficultés de bases (montée de lait, pics de croissance, crevasses…). Mais le sommeil, je ne m’étais à aucun moment alarmée à ce sujet. Ne connaissant aucun problème de sommeil, m’endormissant facilement, adorant m’endormir, je ne m’étais pas préparée à de grandes difficultés. Et les bébés autour de moi s’endormaient « facilement », soit au sein, soit par les rituels etc. (et peut être le 5-10-15 et autres techniques, dont on ne parle pas, mais qui sont aussi encore souvent utilisées car banalisées).

Voilà, alors pour que d’autres s’y préparent mieux, j’ajoute ma petite pierre dans ce champs d’information. D’anticipation. De conscience. Personnellement, je préfère anticiper les difficultés pour m’y préparer et connaître les solutions ou axes de recherche, plutôt que de prendre une vague de plein fouet.. Et les difficultés autour de l’endormissement et du sommeil sont de réelles vagues qui me chahutent, depuis le début et encore aujourd’hui ! Car nous avons un « spécimen » plutôt en difficulté avec le sommeil ! Elle n’est pas « hyper active», mais très active, en mouvement perpétuel, et très présente au monde, toujours « au taquet » à observer, commenter, réagir, agir, bouger, aller voir, écouter, toucher,… elle ne se pose que très rarement et très peu de temps. J’ai vu bien d’autres enfants de son âge qui pouvaient rester tranquilles, calmes, assis, à observer paisiblement un certain moment, en tout cas plus longtemps. Pour Petit Soleil il faut du mouvement, que ça bouge tout le temps ! Elle a énormément d’énergie, et il me semble correspond à ce qu’on étiquette « hyper sensible » dans le sens également d’une grande sensibilité aux énergies, à réagir aux énergies facilement, à en récupérer aussi rapidement. Et depuis le début, se laisser aller, se détendre, rester tranquille sont des missions compliquées pour elle ! Il lui semble très difficile de réussir à se « débrancher » pour s’endormir, se mettre en veille, lâcher. Elle reste hyper présente, motrice, engagée, à vouloir se relever, bouger, parler, repartir… nous avons besoin de la contenir pour l’amener à se centrer dans son corps et à s’y poser, afin qu’elle se calme et ne bouge pas pour pouvoir laisser le sommeil la gagner. C’est ainsi qu’elle ne s’est jamais endormie toute seule sur une surface plate. Toujours en portage, dans les bras, le siège auto, la poussette ou souvent en tétant allongée contre moi qui suis assise en tailleur ce qui la contient également. Nous avons souvent pensé qu’elle était réfractaire au sommeil, et lui avons beaucoup expliqué l’intérêt de dormir, mais en fait en la voyant grandir et exprimer de plus en plus de choses, nous avons compris qu’elle était même parfois demandeuse de dormir, mais n’y arrive pas. Comme des adultes survoltés, plein d’impatience, qui n’arrivent pas à se détendre pour s’endormir… alors rien ne sert de s’énerver, de lui expliquer, de lui reprocher, mais il nous faut plutôt trouver les moyens de l’accompagner dans la détente, et qu’elle trouve les ressources en elle ou se les crée pour y arriver seule. Mais facile à dire, l’appliquer au quotidien quand nous sommes nous mêmes fatigués, impatients, très actifs et speeds, c’est un challenge ! Un travail sur soi, sur ses propres émotions, au quotidien !! car cela fait 20 mois que cela dure, et si on peut se rendre compte de la difficulté à mal dormir quelques nuits, qu’est ce donc que plusieurs nuits, semaines, mois… ??

Si je suis objective, je devrais admettre qu’il y a pourtant du progrès. Mais aussi des périodes de « régression » où c’est presque pire. Nous avançons dans une réelle tempête, avec des périodes de calme entre deux vagues, puis une plongée sous la vague nous écrasant dans les profondeurs du désespoir et dépassement de soi…

Il y a du progrès, car globalement elle dort plus longtemps. Depuis ses 17 mois, des nuits « normales » voient des réveils toutes les 3h environ. Et les siestes se sont rallongées, elle peut dormir 1h d’affilée sans micro-réveils. Et lorsqu’elle s’endort, elle ne se réveille plus au bout de 20 minutes, cette phase de micro-réveil est finie. Elle fait aussi ses siestes dans son lit, toujours en cododo (un lit adulte simple coincé dans l’angle de la chambre et notre lit), ce qui m’évite de la porter trop longtemps dans le dos et me permet de le soulager et de me reposer en même temps (difficile de faire une sieste et s’allonger avec un enfant dans le dos!). Elle a eu aussi une période où elle a elle même demandé à aller au « dodo », en nous prenant la main et nous conduisant au pied de l’escalier… Ces moments ont permis de vraiment confirmer qu’elle « a bien envie de dormir », mais qu’elle a beaucoup de difficultés à se laisser aller et s’endormir. Elle a tellement d’énergie, et tellement « présente » à ce monde, qu’elle a du mal à se « débrancher », se mettre « en veille », et libérer toute l’attention de son corps. Je le ressens profondément en moi, et c’est ce qui me motive à continuer à l’accompagner avec douceur pour l’aider à se laisser aller et à lâcher.

Il y a des moments ‘miracles’, de surf de la vague dans un ravissement et détente extraordinaire. Nous avons eu le droit ces 3 derniers mois à 3 nuits où elle a dormi de 22 à 6h sans réveil… Preuve que C’EST POSSIBLE ! Elle a fait quelques siestes de plus d’une heure, d’une heure et demi, à exceptionnellement 2h45 ! Ces moments sont vécus comme des cadeaux de repos du corps. Chaque minute est savourée car quand on vit ensemble H24, ces petits moments de répit et repos permettent de se retrouver juste avec soi-même, et c’est tellement important. C’est le moment de s’affaler sur le canapé, lire un livre avec thé et du chocolat, regarder des vidéos conférences de Lulumineuse ou autre ;-). D’abord. Et puis plus tard les tâches ménagères. D’abord moi. Le ménage, le linge, la vaisselle, j’arrive plus ou moins facilement à les faire en sa compagnie, et elle aime participer à sa manière. Alors ces pauses sont prioritairement dédiées à moi même, à mon repos et à mon épanouissement personnel, car j’ai terriblement besoin de moment dédié à mes apprentissages, mes partages, mon développement d’activité… Et les journées avec Petit Soleil sont tellement intenses, ses besoins de présence et d’attention importants, que je n’arrive à trouver que très peu de temps pour avancer sur mes réalisations. Et sans ce temps dédié à mes missions, mes créations, j’éprouve beaucoup de frustration et d’impatience. J’ai encore des difficultés à lâcher prise pour accepter et être dans le moment présent, au bout d’un certain temps où l’équilibre ne me semble pas atteint. Alors c’est un travail quotidien d’ajustement, d’organisation pour équilibrer chaque jour cette équation « maman / développement perso » . Maintenant que les nuits sont plus reposantes, je me lève à nouveau plus tôt pour avoir au minimum 1h, à 1h30 seule le matin et avancer sur mes tâches. Car 1h par jour, c’est le minimum vital qui m’est nécessaire pour me sentir bien, en équilibre. 1H dégagée pour moi le matin me permet ensuite d’être sereine et entièrement disponible pour ma fille le reste de la journée. Le weekend il y a aussi une réflexion avec le papa pour s’organiser et me laisser du temps disponible en fin de journée. C’est aussi un moment privilégié pendant lequel ils jouent tous les deux. Nous avons mis plusieurs mois pour définir cette organisation, qui aujourd’hui amène beaucoup plus de sérénité et de paix dans notre famille. La joie est majoritairement présente, avec les rires, les sourires, la tendresse, les chants, la danse, les câlins, l’humour… C’était mon rêve les premiers mois, d’avoir une famille joyeuse et heureuse, en harmonie… J’étais dans une telle tempête émotionnelle qu’elle me semblait définitive, interminable… Il aura fallu un an pour réellement trouver cet équilibre et retrouver toute cette joie et légèreté. Et il aura fallu encore 6 mois de plus, soit les 18 mois de ma fille, pour retrouver ma forme physique…(et le « retour de couche »!). Oui un an et demi « pour m’en remettre » , de la naissance et des premiers mois difficiles. Et pourtant, mon dos souffre toujours beaucoup des portés, des bercements… les nuits sont encore hachées, peu reposantes.

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Car il y a ces périodes de « régression »… Après ces 3 nuits fantastiques de repos, nous avons entamés 2 mois de chaos (à priori, 4 dents sont les principales responsables de cette longue traversée…), avec des semaines de réveils toutes les heures… parfois une heure à la rendormir… et une heure pour l’endormir le soir… essayer longuement une première fois de l’endormir, le soir ou pour la sieste, puis n’en plus pouvoir et laisser tomber, revenir dans le salon aux activités, et réessayer plus tard… Attendre qu’elle s’écroule de sommeil à 16h en voiture, en portage en balade ou dans son lit avec la tétée pour sa première sieste de la journée, qui durera seulement une heure (mais c’est déjà mieux qu’avant!), et sera insuffisante… galérer longtemps, trop longtemps à l’endormir, et trop souvent « pour rien » (et pourtant, est-ce réellement pour rien ? Une part de moi estime que c’est du « temps gâché »,enfermé dans la chambre, « à ne rien faire » mais une autre ressent que c’est du temps où je suis disponible, aux côtés de ma fille, dans un moment de sa vie où elle en a profondément besoin, et c’est de l’or…)…

Des moments de profondes remises en question, de tumultes émotionnels, de dépassement de soi pour trouver la paix, la foi, la force de rester calme et cohérente.

Mais du désespoir de se sentir incapable, dépassée, de ne pas voir d’issue, d’avoir la sensation que cela ne s’arrangera jamais. Alors que j’ai une immense foi dans la vie, un naturel très optimiste, engagé, positif, constructif, ces moments sont de grandes épreuves où je peux clairement ressentir pendant plusieurs dizaines de minutes un profond désespoir et sentiment d’impuissance. Cela passe ensuite, mais il y a des moments réellement difficiles où je nage dans un brouillard de désespoir. 

De la frustration d’avoir envie à la fois de passer un bon moment à accompagner son enfant sereinement dans le sommeil (ce rêve idéal, où le parent lit une histoire tranquillement à son enfant qui s’endort ensuite paisiblement…) alors que chaque endormissement est toujours un grand mystère (va t elle réussir à s’endormir ? Combien de temps cela va t il prendre ? Comment va t elle réussir à s’endormir?) voire une lutte (d’adaptation en succédant les tétées, bercement, chansonnettes, … et de dépassement de soi pour gérer mes émotions fortes), et frustration de ne toujours pas pouvoir retourner à ses activités, à son temps pour soi.

Exaspération et agacement d’avoir l’impression d’essayer et faire plein de choses « comme il faut » et que cela ne fonctionne pas (rituels, horaires, tétées, portage, bercement, chansonnettes..). D’entendre « ces petites voix » qui critiquent, proposent d’autres solutions (toutes ces solutions qui parfois je l’avoue me tentent, par facilité, par envie que tout soit plus facile et rapide, où l’enfant finit par s’endormir seul rapidement, en le laissant seul), qui profitent de ma vulnérabilité, de mes émotions négatives, lourdes pour essayer de me faire céder.

Des émotions de colère, et parfois d’emportement face à cette situation qui me semble interminable, alors que j’aimerais tant me reposer et souffler, connaître plus de facilité. Cette impression parfois que « l’enfant ne fait pas d’effort, ou fait exprès de ne pas s’endormir », alors que je ressens profondément que c’est au contraire une grande difficulté pour elle, et qu’elle a besoin de mon calme au contraire.

Sentiment d’injustice, car je n’arrive pas forcément à comprendre alors son âme, communiquer avec elle pendant ces tempêtes, je suis trop touchée, chamboulée, concentrée. Incompréhension également que cela soit si long et compliqué avec moi, qu’elle réclame encore plus depuis un mois, tandis qu’avec son papa cela peut être si simple et rapide en la berçant ou l’allongeant sur lui.

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Bref, une montagne, une avalanche d’émotions bien lourdes et basses qui jaillissent, s’entrecroisent, résonnent dans mon tempérament de fond volcanique (c’est que je suis une vraie «bélier », pleine de fougue, d’élan, d’impulsivité, de feu avec un peu d’équilibre de l’ascendant balance, fort heureusement… !) sous une attitude calme . Un calme le plus souvent naturel car je cultive et travaille ma paix intérieure, mais parfois aussi seulement d’apparence car issu du refoulement de mes émotions. Ces émotions, ces choses que je n’ose parfois encore pas dire par peur des impacts sur les autres, peut être aussi par peur de ne pas réussir à gérer. Mais je travaille également dessus pour progresser dans la gestion de tous ces émotions et ces tumultes intérieurs. Car je sais que c’est un élément tellement essentiel, déjà pour nous mêmes car toutes ces émotions, ces vibrations lourdes et « basses » ne peuvent attirer que des énergies de ce niveau, et en plus de nos propres tumultes nous pouvons nous retrouver en compagnie d’énergies négatives non désirées, d’influences de pensées ne nous appartenant pas mais qui nous traversent la tête… donc déjà pour rester dans un environnement physique et subtil harmonieux et paisible, je sais à quel point il faut veiller à ses pensées et émotions, et c’est mon moteur pour améliorer ma gestion des émotions. Mais aussi, si je souhaite que mon enfant apprennent à gérer ses propres émotions, je me dois de réussir à le faire et à incarner pleinement cet apprentissage, y compris dans les moments les plus difficiles où nous sommes fatigués, éprouvés ou impatients. Et c’est là un grand challenge !!! un article sera dédié à la gestion des émotions et des pensées, tellement c’est important et également difficile! C’est bien un des plus grands challenges sur Terre !

En tout cas, je suis en plein apprentissage quotidien, et ai encore de la marge de progrès. Car les retours sont immédiats, si je déverse un peu mes émotions en m’énervant, m’impatientant (en râlant « j’en ai marreeeee de cette situation !!!, je n’en peux plus… », en marchant trop vite en la berçant, mais évidemment aucun geste sur elle !!) elle ne s’endort pas avec toute cette tension, échec total…

***

Parenthèse : grands moments de désespoir et de colère sans basculer dans la violence

J’avais déjà lu dans des magazines ou prospectus pour parents qu’en cas de détresse profonde avec la fatigue, les pleurs, le sentiment d’être dépassé,… il fallait surtout en parler, rencontrer d’autres parents, des professionnels… que si on sent de la violence en soi monter, il faut tout de suit poser l’enfant en sécurité et sortir se calmer… Avant ma grossesse, j’avais trouvé ces messages très graves et forts, cela m’avait déjà alerté sur la prévention de cette violence parentale, cette faille humaine qu’on peut avoir dans des situations personnelles où nous sommes à bout et où des gestes inhabituels peuvent rapidement survenir. Car j’ai profondément conscience qu’un geste peut venir extrêmement vite, il suffit d’écouter tous les témoignages de parents qui mettent des gifles, des coups de pieds, des fessés, … « ça part tout seul ». Et moi même si je suis pacifique, non violente et n’accepte pas les gestes violents, je connais mon tempérament impulsif de feu et préfère décupler ma vigilance en conscience, je préfère le faire pour rien. Alors, d’autant plus que nous vivons régulièrement des moments éprouvants psychologiquement, nerveusement, et physiquement, avec mon compagnon nous en avons parlé, je lui rappelle cette consigne de base : « quand on se sent vraiment à bout, très énervé, plein de tensions en nous et qu’on a cette envie soudaine « de jeter le bébé par la fenêtre ou contre un mur », on pose l’enfant en sécurité, même s’il pleurera encore plus. Au moins il sera en sécurité. Et on se met à distance, on sort s’aérer, on crie, on pleure, on hurle, on tape des coussins s’il le faut, et on demande un relais si on ne sent pas capable d’y retourner. » J’insiste, peut être trop parfois, sur cette prévention, mais on en parle si peu alors qu’il y a encore tant de bébés qui souffrent de cette violence des parents, qui souvent le font de manière non contrôlée, non maîtrisée ! On peut vite sous estimer le problème ou se sur estimer dans ses limites et ses capacités à se maîtriser. Et tout peut aller si vite. Alors je préfère mettre le paquet en prévention, à en parler, à nous garder vigilants et à l’écoute de nos limites. Aujourd’hui nous n’en sommes encore jamais arrivés à ce point, fort heureusement, car nous veillons vraiment à nos limites et lorsqu’on s’en approche trop soit on arrête de la bercer, on retourne aux activités dans la maison avec l’enfant, on se change les idées à tous les deux, soit on demande un relais au papa ou à la maman. Et on travaille à ne pas laisser la pression trop monter, je suis attentive aux premiers signes d’énervement et émotions fortes, à prendre en charge tout de suite la gestion de ces émotions pour ne pas qu’elles s’aggravent. Je travaille sur moi (respirations, visualisation, centrage …) et je demande aussi parfois à mon compagnon de me masser, m’aider à me réconforter et me détendre. Et globalement, c’est également un travail sur moi quotidien, telle une hygiène de vie, pour devenir maître de mes émotions en toutes circonstances, pour maintenir cette paix intérieure, ce centrage, cette conscience et présence dans le moment présent. Ainsi que beaucoup de dialogues, avec le papa, l’entourage pour désamorcer des tensions, pour se rassurer, trouver des solutions, et avancer en étant soutenu. Un apprentissage en conscience quotidien car je suis encore bien loin de maîtriser toutes mes émotions :!:!

***

retour au sujet…

et si je refoule toutes ces émotions en moi pour conserver un calme, en apparence seulement même si mon enfant sent forcément mon tumulte intérieur, c’est mon corps qui me rappelle directement à l’ordre pour gérer ce feu intérieur en provoquant des inflammations de la peau (psoriasis qui se réveille d’un coup et me brûle et démange terriblement). Mon hyper sensibilité et tout le travail que je fais sur moi depuis des années font que je me dois d’être transparente et cohérente, et respecter mon corps. Alors je m’observe, je filtre les intuitions/inspirations (les « idées » cf. Lulumineuse, que je ne capte pas vraiment dans ces moments là, tellement je suis dans mon brouillard mental et émotionnel) des pensées et émotions qui tourbillonnent. Je trie également les pensées qui sont créées dans ma tête, toutes celles qui cherchent des solutions, à comprendre ce qui se passe, pourquoi elle a tant de mal à s’endormir à ce moment là .., des pensées qui ne m’appartiennent pas provenant de toutes les énergies et entités qui profitent de ce moment de vulnérabilité, et qui sont beaucoup moins pacifiques. Pour celles ci, c’est direct dehors, et je proclame avec force « Je suis libre », « Je suis dans l’Amour, dans la Vie ». Je demande à ce qu’il n’y ait que de l’énergie pour la Vie, harmonieuse dans ma pièce, à ce que nous soyons protégées et bienveillées. J’essaie de me calmer avec le souffle, en respirant profondément plusieurs fois par le ventre, je peux chantonner, faire des sons sacrés, vibratoires, et aussi surtout je m’évade dans l’imaginaire ou ailleurs;-) en me visualisant marcher les pieds nus dans l’eau d’une belle plage de sable. J’entends les vagues rouler et le ressac.. il y a des dauphins qui sautent autour de nous et nous envoient de l’amour… je peux alors sentir la présence de mes guides qui me soutiennent avec patience et tendresse. Je peux alors ressentir d’autres présences lumineuses, des petites fées, et alors enfin je peux ressentir la voix de ma fille. « mais maman, j’ai mal aux dents moi !!! »…et là, cela me renvoie à chaque fois les énooormes de marge de progrès à faire, car je m’énerve alors qu’elle est elle même en difficulté… Mais…. Arf… Encore ces dents… cela arrive tellement souvent, que je me dis souvent que ce n’est pas possible que ce soient encore elles ! Et puis il n’y a souvent pas de signes annonciateurs en journée : pas de fesses rouges, plus de bavousses, plus de joues rouges, et elle n’est quasiment pas malade, ni ne se plaint… alors je n’anticipe jamais ! Et une fois dans le feu de l’action, à la bercer, la nourrir au sein, je ne suis plus réceptive pour l’entendre ou utiliser un outil comme le pendule. C’est après, ou le lendemain que je peux tester au pendule. Je me suis créée des cadrans de radiesthésie pour identifier les origines des perturbations du sommeil : digestion, dents, cauchemars, énergies dans la pièce… et un autre avec l’intensité de la perturbation (échelle de 1 à 10 ou de 1 à 100%).

Ah et lorsque je prends le temps d’aller jusqu’au bout, enfin jusqu’à l’origine plutôt de mes émotions, lorsque je les décortique pour comprendre pourquoi je me mets dans un état pareil, en dehors de mon impatience à retourner faire mes activités car le temps est précieux (même si j’ai conscience que le temps n’existe pas, je suis parfois bien dans le mental ^^) et que j’ai envie de faire pleeeein de choses que je ne peux pas vraiment faire lorsqu’elle est éveillée… et en fait la base de cet énervement, c’est une résistance à cette situation. A chaque fois que je l’accompagne à l’endormissement, chaque jour, j’espère intérieurement que cette fois elle s’endormira facilement et rapidement, et cela me tend, me crispe intérieurement car je suis dans cette sorte d’attente. Chaque jour j’espère que cela ira vite, que cela prendra moins de 20 minutes. Et je n’accepte pas que cela dure davantage, que la situation se répète jour après jour, d’enchaîner de longs moments d’endormissement (45 min, une heure…), d’avoir le sentiment de ne pas réussir, que c’est trop long… je résiste au moment, à la situation, parce que je me suis fixée une sorte d’attente, d’objectif sur estimé !! Je ne suis pas juste dans le moment présent, ni centrée en moi et alignée. Après tellement de moments difficiles, je suis dans une espèce de décalage, où j’ai hâte d’être après, que ce soit fini pour être sûre qu’elle ait réussi à s’endormir et moi à pouvoir faire enfin autre chose. Alors je ne suis pas systématiquement pleinement présent, à être dans l’acceptation de ce qui se passe à chaque instant. J’éprouve des résistances fortes issues de mes attentes et qui créent des tensions intérieures. Et lorsque j’en ai conscience et que je me dis « de toute façon, il faut que j’accepte qu’en ce moment je mets 45 minutes à l’endormir, et c’est ainsi. Si je monte avec elle, cela me prendra tout ce temps, c’est inutile d’espérer moins et d’ensuite me créer des tensions. Si je monte avec elle, c’est en ayant conscience que cela prendra du temps… » et de ce fait, je me prépare psychologiquement à y passer du temps, et je n’ai plus cette énorme tension en moi de distorsion avec mes attentes. C’est la première étape. La deuxième est, une fois avec elle, de lâcher prise, de me lâcher totalement dans le moment présent, je laisse tomber toutes mes attentes, mes pensées, mes notions de temps, de choses à faire, et je plonge dans le courant du moment présent, de la vie, en étant présente à elle mais aussi à moi, à mes guidances intérieures. Afin de réagir au plus juste pour l’accompagner dans son endormissement. Suivre mes ressentis et guidances pour ajuster le rythme, proposer la lecture puis arrêter quand je ressens que là, à ce moment là, c’est le bon moment de stopper, et faire un câlin, ou marcher et bercer, puis là stop, c’est le moment de se poser, faire la tétée.. pas d’enchaînements mécaniques ou habituels. Non, une sorte de danse, où j’écoute la musique de la vie qui nous donne le tempo. Alors cela ne rend pas les choses forcément plus rapides (mais parfois oui ! Sans doute plus détendue et plus à l’écoute, j’arrive à l’accompagner plus efficacement pour qu’elle se détende et lâche pour s’endormir), mais assurément plus sereines et paisibles ! Et je me sens beaucoup plus présente à ma fille, en connexion fluide et harmonieuse avec elle, et non plus avec un décalage, car j’avais hâte qu’elle soit endormie pour être rassurée qu’elle le soit enfin, et aussi pour aller me consacrer à d’autres activités. Là pendant ce temps, je suis 100% avec elle, et je profite d’elle aussi. Un sacré changement ! Je n’arrive pas encore à être dans cet état tous les jours, mais cela avance en ce sens ! Il faut aussi apprendre à être bienveillant envers soi même et s’encourager 😉

Et là, pour voir le côté positif ou surtout l’apprentissage de cette « zone d’ombre » que sont ces endormissements , je me dis à chaque fois que cette épreuve est assurément un des plus grands entraînements au dépassement de moi même et à mon évolution dans la gestion de mes émotions, dans mon écoute et dans mon centrage !!! et que j’ai énormément appris sur moi ces derniers mois !! alors je me sens aussi pleine de gratitude malgré tout, car c’est extrêmement formateur, même si très éprouvant ! Mais je souhaite sincèrement bon courage et prenez soin de vous à toutes celles et ceux qui vivent ce genre de tempête !

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2 réflexions sur “Les difficultés d’endormissement de l’enfant. Part 2…

  1. Lara dit :

    Bonjour Mélanie,

    Avant tout je voulais te dire que tu as un réel don pour l’écriture, c’est vraiment très agréable de te lire.
    Tes écrits sur le sommeil résonnent parfaitement en moi, on aimerait que cela se résolve d’un coup de baguette magique mais hélas tout n’est pas aussi simple. Je suis obnubilée par le sommeil de ma fille, toutes mes émotions se basent sur celui-ci. Combien de fois me suis-je fait des reproches lorsque je voyais les enfants de mes amis, ma famille, dormir sans difficulté de 20H à 5H du matin, d’une traite et ce presque depuis la naissance, je ne peux m’empêcher de me dire que j’ai loupé quelque chose quelque part, que j’ai pas dû faire les choses de la bonne manière. C’est une sacré épreuve à vivre car pour moi le sommeil est sacré, j’aime dormir, huit heures par nuit consacrée rien qu’à moi, mon bien être, et là j’ai l’impression que c’est des souvenirs bien bien lointains, comme le mirage d’un oasis en plein désert, pour te dire…
    Peu à peu j’essaye de prendre du recul face à cette situation mais c’est encore difficile et il y a tellement de pistes à explorer qu’il faut limite avoir un cahier d’attaques et être méthodique dans la recherche de la cause de ces troubles, car il est facile de s’égarer, se disperser. Grâce à toi j’arrive peu à peu à cerner le « trouble » de ma fille, et il me reste à attendre que les choses se mettent doucement (snif snif) en place.
    Et enfin pour finir, ce que je retiens de ce bel article est PATIENCE, PATIENCE et encore PATIENCE et te lire me redonne de l’espoir car au bout de 20 mois de hauts et de bas avec Petit Soleil tu es toujours là plus lumineuse que jamais.

    J'aime

    • Mélanie ° Onde de Vie dit :

      Bonjour Lara! Quel plaisir de lire tes mots, qui me touchent profondément ! Oh je ne suis pas sûre que ce soit un don 😉 mais plutôt le résultat d’un processus intuitif, quand on écrit (ou parle, chante, joue, peint pour d’autres..) avec son coeur, en laissant parler son âme. Et donc à la portée de tous les humains 😉 Quand j’écris en étant dans cet état, cette intention, cette écoute de moi (à la différence d’écrire un courrier administratif par exemple), je sens alors qu’il se passe quelque chose de particulier, comme si je vois une énergie différente, plus colorée sortir de moi, de mes mots. Et c’est toujours une belle expérience en même temps car ce sont des moments de connexion à moi-même!Cela me permet de prendre de la hauteur, d’avoir accès à des messages plus difficilement accessibles en plein quotidien. Justement, hier soir j’ai reçu l’idée, l’intuition d’écrire un article à ce sujet, et tu me tends la perche 😉 Alors me voilà lancée ! Oui je ne l’ai pas écris suffisamment, mais PATIENCE est un mot fondamental pour le sommeil, l’accompagnement des enfants, mais aussi tout domaine de vie sur Terre en fait 🙂 et j’apprends beaucoup à ce niveau, et clairement vivre ces difficultés autour du sommeil est le plus grand des apprentissages!!!! oh que je peux comprendre ce que tu ressens, même si nous le vivons de façon différente, et j’apprends de plus en plus à prendre soin de moi pour vivre cela au mieux, travailler les émotions.. car sur nous nous avons des résultats, et qui vont forcément être bénéfiques pour l’enfant. Car certains changements pour lui prendront plus de temps, mais encore, je vois des témoignages de parents dont les enfants ont des améliorations soudaines de sommeil. Tout est possible, mais pour se préserver soi même, il est primordial de prendre soin de soi et vivre le moment présent sans s’éteindre en étant dans l’attente.. Et prendre beaucoup beaucoup de hauteur, au pire ce sont quelques petites années d’engagement intense, qui pour certains « passent vite ». Enfin « ça va passer ». L’important est de connaître ses limites, pour gérer ces moments intenses, et pour ne pas se mettre soi même trop en souffrance psychologique ou physique avec cette grande fatigue. Vraiment, prendre beaucoup soin de soi même! Une sacrée épreuve oui… qui peut tout de même aider à évoluer, à être de plus en plus lumineux, si on arrive à transformer ce passage « abyssal » pour apprendre dans le coeur! J’ai encore beaucoup de choses à apprendre, des comportements à améliorer, mais je vois les progrès réalisés ces derniers mois, c’est évident que cette épreuve m’apprend par la force à gérer mon impatience et mes émotions, mon lâcher prise, ma foi… Une sacrée épreuve…les mots sont faibles 😉 En tout cas, je te souhaite des belles améliorations et de le vivre en douceur pour te préserver, et révéler encore plus toute ta belle lumière Lara 🙂 !!!
      Merci encore pour ton beau message qui me touche et m’encourage!!!

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