Les difficultés d’endormissement du bébé. Part 1…

Ou la galère du sommeil…

Cela fait un moment que je souhaitais partager mon expérience avec l’endormissement de Petit Soleil, qui un peu plus de 10 mois. Pour l’avouer, j’espérais arriver en présentant une situation initiale compliquée, des recherches de solution et expérimentations, et une issue finale positive – Problème réglé, « ils se marièrent et eurent beaucoup d’enfants ». J’ai eu cette espoir là, d’abord pour nous, notre repos, et pour tirer un trait sur cette phase.

Cela ne s’est pas passé ainsi. Je ne vendrais pas de rêve ou solution miracle… Au contraire d’autres livres ou sites de parents, qui ont réussi à faire dormir leur enfant. J’ai abandonné l’idée de chercher pourquoi, en quoi nous avons échoué, et ai lâché prise. Nous faisons partie du % « d’échec » des guides de solutions pour aider son enfant à faire ses nuits. Et nous le vivons bien, aujourd’hui. Et j’estime que cela aussi il faut le dire, car, j’apprends aussi que jamais nous ne sommes seuls à vivre quelque chose.

Aussi, je souhaite partager notre expérience avec le sommeil de notre enfant (et du notre de fait!), avant tout pour ceux qui se reconnaitront plus ou moins (c’est toujours tellement réconfortant de ne pas se savoir seul à vivre quelque chose!), et pour peut être donner des pistes, ou éviter de prendre certains détours. Évidemment, cette expérience n’est en rien une liste de préconisations ou de conseils pour les autres. Nous avons certainement fait des erreurs, inconsciemment ou non (celles dont nous avons conscience, nous en prenons de la graine lorsque la famille s’agrandira à nouveau!), et cela fait aussi partie de notre apprentissage. J’ai aussi expérimenté, qu’en expliquant notre situation et nos marques de fatigue, les parents ayant vécu quelque chose de similaire répondaient simplement avec un air compatissant « oh oui, c’est difficile, nous aussi on a connu cela… ». Parfois pour un premier enfant, ou un deuxième, troisième .. (le premier ayant très bien dormi facilement, allaité ou non. Preuve que ce n’est pas une conséquence des parents, mais bien une spécificité propre à l’enfant.). Alors que les parents n’ayant pas vécu ce genre de situation s’appliquent à donner tout un tas de conseils, plus ou moins bons, et malheureusement souvent envers l’allaitement ! « L’allaitement, ça doit te fatiguer en plus…tu en as déjà fait pas mal ! Tu peux peut être arrêter», « tu ne veux pas essayer de lui donner un biberon le soir pour la caler ? ». Heureusement, j’ai entendu suffisamment de témoignages autour de moi et arpenté tellement de sites, forums, groupes de discussions autour de l’allaitement et du sommeil, pour trouver des expériences de mamans allaitants : des cas de bébés allaités faisant très bien leur nuit. Et de mamans ayant arrêté les tétées nocturnes pour donner un biberon, or pour certaines cela a compliqué l’allaitement et n’a pas résolu les problèmes de sommeil. Ces données ont renforcé ma foi intérieure en l’allaitement et le respect de notre rythme, et je me suis ainsi forgé une détermination imperturbable face à ces conseils inappropriés mais qui peuvent être perturbants lorsqu’on est fatiguée, désespérée, vulnérable. J’ai ainsi appris à dire « non » fermement lorsque je ne souhaitais pas approfondir un échange allant sur la mauvaise pente. Plus que tout, cette expérience m’a montré à quel point il faut s’écouter, voire faire le silence en soi pour entendre notre petite voix intérieure, la voix de notre âme, qui nous guide et sait ce qui est bon pour nous. La naissance m’ayant déjà fait grandir et devenir plus forte, ces expériences des premiers mois ont encore plus développé ma force intérieure, et cette part de Maman-Louve, voire lionne, protectrice en moi.

Mais retour au début de l’histoire. Tout a commencé dès les premiers jours. Petit Soleil n’a jamais beaucoup dormi, et pouvait rester quelques heures éveillée, dès la maternité. Elle se réveillait très souvent la nuit, et mettait du temps à se rendormir, avec la tétée ou les bercements. Au bout de 3 semaines elle a commencé à beaucoup pleurer le soir, entre 18h et jusqu’à 23h. Si elle commençait à s’énerver ou pleurer, elle devenait inconsolable et pouvait pleurer pendant 2h malgré nos bercements, promenades, massages, chansons, bains, tétées, câlins, rien ! (la poser sans la toucher), … Nous avons beaucoup cherché à comprendre (allergies, rgo, stress autour d’elle, mal être, …), et sommes passés par plusieurs phases (désespoir de ne pas comprendre, de ne pas réussir à la soulager, puis travail sur soi pour ne pas lui transmettre de stress, puis veiller à élever mes vibrations, à être «une montagne de soleil » en chantonnant, pour être un repère fort et lumineux dans ce moment difficile pour elle, …), tout en essayant de limiter toute source d’énervement ou agitation qui dégénèrerait. Il y avait aussi un lien avec l’allaitement, non résolu, car parfois elle s’énervait lors de la tétée du soir (est-ce par impatience le temps que le lait arrive ? Ou à cause d’un réflexe d’éjection assez fort qui pouvait la gêner ? Ou par un rot qui la perturbait?). J’avais remarqué aussi que parfois la mettre en écharpe et faire la vaisselle ou une activité en mouvement lui détournait l’attention sur autre chose et la calmait. Je ressentais qu’elle n’arrivait parfois pas à se calmer tant qu’elle et nous étions concentrés sur sa tempête émotionnelle. Qu’il fallait en sortir, en plaçant notre attention et énergie sur autre chose. Ça marchait parfois, parfois non. Cela a été un moment très difficile, où nous avons eu peu de réponses efficaces, à part « patience ». Des proches nous ont offert des relais le soir pour le bercement qui ont été une aide inestimable, et je leur en serais toujours reconnaissante. Cela nous a permis de pouvoir manger, se calmer, pleurer, se reposer 30 minutes et reprendre les bercements. Je reparle de ce démarrage, car il nous a clairement forgé à placer beaucoup d’efforts pour soulager les pleurs de notre enfant, et nous l’avons bercé des heures tous les soirs (l’un de nous mangeait ou se posait sur le canapé, pendant que l’autre arpentait le couloir pendant 30 minutes en la berçant, chantonnant, puis nous nous relayions). Nous passions nos soirées ensemble, et au bout d’un moment la tétée, ou une boisson de plante calmante (calmosine) arrivait finalement à la calmer, et elle s’endormait sur nous. Il fallait alors veiller à ne pas faire de gestes brusques pour la déplacer sans la réveiller, sinon les pleurs et cris pouvaient recommencer longtemps. En journée, elle ne faisait que des siestes courtes (20 minutes), avec des réveils faciles. En quelques mots, pour décrire son comportement vis-à-vis du sommeil, elle montre une sorte de résistance à se laisser aller dans le sommeil, et est sur le qui-vive, se réveillant au moindre bruit.

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Après avoir essayé de nombreuses choses, à ses 2 mois, une consultation chez une ostéopathe spécialisée pour les bébés et en thérapie crânienne fut d’un grand secours, en débloquant de nombreuses tensions dans sa tête suite à l’accouchement. Le changement sur son visage (je sentais qu’elle était gênée, avec ses sourcils froncés, une certaine asymétrie, et cette gêne se dégageait d’elle) fut immédiat, on la sentit se détendre, et sourire (à ce propos, je vais creuser dans le syndrome de KISS, ressentant peut être y trouver des éléments de réponse). Les pleurs, fréquents également en journée, ont diminué et à partir de ses 2 mois et demi, les soirées ont commencé à être de plus en plus souvent calmes, Petit Soleil s’endormant dans nos bras en la berçant sans tempête de pleurs et de cris. Mais pour l’endormir, des bercements et du mouvement (écharpe, poussette, voiture…) étaient toujours nécessaires, ou la tétée. Le soir, quand nous ressentions sa fatigue, nous l’endormions ainsi, puis la gardions sur nous (oui je sais, grave erreur pour certains !!! mais quand on a connu ces heures inconsolables pendant plusieurs mois, la paix de tous est la plus importante). Puis petit à petit, nous réussissions à la poser (le plus délicatement possible) à proximité de nous le temps de manger ou faire une activité, souvent sur un canapé très large et protégé de toute part, puis montions ensemble se coucher. Puis nous avons senti que nous pouvions la coucher dans son petit lit (en co-dodo, son berceau à barreau avec un côté ouvert collé à notre lit, son matelas à notre hauteur), et la rejoindre après (vers ses 4 mois je dirais, même si aujourd’hui les dates ne sont plus très claires). Cela s’est fait très progressivement, et quand nous le ressentions en nous. Pendant toute cette phase, j’étais très connectée à mon âme, mes guides spirituels pour avoir des conseils, des éclairages, des soutiens. J’essayais de communiquer avec l’âme de Manon, mais cela n’était pas toujours efficace, étant moi-même trop dans l’émotion.

Le soir quand nous la couchions dans son lit, elle se réveillait au bout de 20 minutes, puis ensuite au bout d’une heure, une heure et demi, puis au bout de deux heures, et toutes les deux heures. A chaque réveil, je lui proposais la tétée, allongée contre elle. Parfois elle avait vraiment faim, et d’autres, elle « tétouillait ». Parfois il fallait la bercer un long moment, et cela était fatiguant. Nos nuits étaient hachées, avec souvent des réveils toutes les heures, ou deux heures. J’ai alors beaucoup cherché à comprendre ce qui la réveillait autant, quelle gêne « extérieure » ? problème de digestion, rot, mal aux dents ? Angoisse, faim, environnement de la chambre, cauchemars… ? Et ai consacré beaucoup de temps et d’énergie à chercher des réponses et solutions à ce niveau, ma fatigue étant trop grande. Cela faisait des mois que je dormais mal, que mes nerfs étaient éprouvés.

Oui car cette période de fatigue intense, est devenue même obsessionnelle à partir de ses 5 mois, puis de la reprise de mon travail à ses 6 mois. J’étais dans un épuisement important, jouant sur mon moral, ma patience, ma santé, ma concentration et vigilance, mes facultés intellectuelles et spirituelles également. J’arrêtais en grande partie les communications subtiles, ne me sentant pas fiable car trop fatiguée. Et je recherchais sans cesse des informations, et essayais. Je voulais que cela cesse, qu’on trouve le repos. C’était également mentalement éprouvant. Cela va sans dire que j’ai clairement appris l’importance de prendre soin de soi, d’être en bonne santé et bien reposé ! Je n’ai jamais autant pris conscience de l’importance de notre corps, ce « véhicule physique » qui est la base de tout bien être spirituelle, morale, intellectuelle, familiale…

Et ma peau commençait à exprimer de plus en plus ce mal être, cette fatigue et surtout cette tension intérieure. Car pendant toutes ces heures où je la berçais, la calmais la nuit et le soir, tout mon être n’aspirant qu’à dormir et être au calme, j’éprouvais une lassitude, un énervement et agacement pour cette situation (mais jamais envers elle, car je veillais à ne jamais confondre les deux, ressentant bien son incapacité à faire autrement et son désarroi). Et la journée, avec des petites siestes (souvent en portage ou en voiture, car je ne supportais plus de mettre 30 minutes à l’endormir, à galérer à la poser sans la réveiller pour une sieste de 20 minutes), c’est une attention permanente dédiée à Petit Soleil, source également de fatigue. Ainsi, en souhaitant être une personne zen, je refoulais ces émotions pour garder un calme, qu’extérieur finalement. Pour me calmer, je respirais profondément et me berçais moi-même en chantonnant. Mais en refoulant ces émotions, je n’ai fait que nourrir un feu intérieur me rongeant petit à petit, jusqu’à atteindre la peau, ultime stade tolérable pour moi. Des tâches de psoriasis ont ainsi essaimé sur mon corps, petites gouttes grossissant au fil du temps et des grattements (ces plaques étant à l’origine de fortes démangeaisons et brûlures, surtout la nuit pendant ces moments de réveils où je trépignais intérieurement de mettre autant de temps à la rendormir), et atteignant une nouvelle partie de mon corps (le mollet, puis un doigt, puis la cuisse, puis le coude, puis le visage). Or je m’étais toujours dit que lorsque le visage serait atteint, c’est que ce sera le stade ultime d’alerte de mon corps, pour un repos total. J’ai donc appris à prendre mieux soin de mon corps, à me reposer, demander des temps pour moi avec un relai de la famille ou d’amis, à reprendre des bains, me faire des soins énergétiques, ralentir le rythme au travail et dans mes multiples engagements associatifs et autres. Et surtout, j’ai décidé de libérer mes émotions, de les reconnaître, les accueillir et les libérer. La nuit, lors d’un de ses réveils si je sens en moi de l’agacement, de l’énervement, je l’exprime clairement : je dis « j’en ai marrrrrrreeeeeeee !!! p*#*### je veux dormir !!!! » (sans hurler, tout de même si je peux), parfois me roule en boule, ou me débat pour l’exprimer aussi physiquement, et une fois libérée, je me tourne vers Petit Soleil pour répondre à son besoin. Si j’en ai besoin, je demande, quitte à le réveiller, à mon compagnon un massage, un câlin le temps que je la berce ou l’allaite. Ou je lui demande de prendre en charge ce rendormissement. Ainsi, petit à petit, il a aussi pris de plus en place sa place la nuit pour gérer les rendormissements, car il est vrai qu’avec l’allaitement, et mon congé parental 6 mois, j’ai pris en charge systématiquement les réveils nocturnes, entretenant une accoutumance à l’endormissement avec maman et tétées. Cela est encore à améliorer, ce n’est que le début du chemin !Mais je veille à mieux respecter mon corps, mon être, et le traiter avec autant de bienveillance que les autres et ma fille, finalement.

Dans notre histoire avec le sommeil, il y a eu une découverte importante également, la lecture de plusieurs textes, notamment du livre « Un sommeil paisible et sans pleurs » d’Elizabeth Pantley, un cadeau lumineux, qui en plus d’être une source de témoignages, de conseils, a apporté une donnée primordiale. L’explication, le sens de ces réveils trop fréquents (en dehors des réveils par la faim, ou un bruit, …). Une cause endogène, intérieure, liée au fonctionnement même du sommeil. Des éveils brefs naturels, entre deux phases de sommeil (léger, profond…). Pas de problèmes, de stimulations extérieures systématiques. Non, naturellement l’enfant, ou l’adulte, connaît un éveil bref, et alors que certains se rendorment directement, d’autres se réveillent un peu trop. Et doivent se rendormir plus en conscience. Or notre enfant connait depuis sa naissance une difficulté réelle à se laisser aller seule dans le sommeil, et se raccroche à des aides extérieures à ses ressources internes : bercements, tétées. Elle a alors besoin de ces gestes, et donc de nous, pour se rendormir sereinement. Alors que je cherchais à comprendre l’origine des réveils, et à agir dessus, j’ai pris conscience qu’il fallait placer l’effort, et donc l’énergie, sur le rendormissement seule (qui aiderait aussi pour les siestes, les nounous s’inquiétant également de sa difficulté à dormir. Encore aujourd’hui elle fait de nombreuses siestes collée à sa nounou, et même sa deuxième nounou pendant l’arrêt maladie de la première, car si elle accepte parfois de s’endormir dans un lit, la plupart du temps ce sont des hurlements et pleurs importants). Je ressens qu’elle a un besoin important de sécurité, une nécessité de prise de confiance pour accepter de se laisser aller dans le sommeil sereinement. Car ce n’est pas anodin tout de même de se laisser aller dans la nuit, dans cette petite mort où le mental et le corps ne contrôlent plus. Cela nécessite de la confiance, et de la compréhension aussi de ce qui se passe, la nuit, les rêves, les cauchemars… Je me souviens bien avoir eu petit enfant de grandes difficultés à m’endormir, de peur de ne jamais me réveiller, ou à cause de cauchemars violents. Si pour certains c’est une chose facile à vivre, inconsciente, pour d’autres c’est une épreuve importante, qu’il faut respecter et reconnaître comme telle, et non comme une épreuve de force avec les parents.

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Nous ressentons d’ailleurs ce besoin de sécurité dans d’autres moments (le matin, elle a un besoin important de sécurité, il est difficile d’être loin d’elle, et elle a besoin de beaucoup de contact. L’idéal étant de pouvoir la porter un moment, puis l’après-midi elle n’en a plus besoin, et vaque tranquillement et seule à ses occupations. On dirait que la réacclimatation tous les matins à la Terre, après sa coupure nocturne lui demande un besoin de sécurité pour reprendre des repères), même si elle peut aussi être très autonome et aventurière. Je symbolise son comportement comme celui d’une « enfant-jocari ». Pour aller loin, elle doit à chaque fois, ou régulièrement revenir à un repère sécurisant (son foyer, nous, une personne de confiance), c’est la balle qui part loin quand elle revient taper sur la raquette. Au contraire d’ « enfants-tennis » qui ont moins besoin de cette stimulation pour partir, avancer. C’est très résumé, et je pense que tous les enfants ont besoin de retrouver une sécurité, mais certains en ont besoin plus souvent.

Par rapport à ce comportement, qui me semble une explication aussi de sa difficulté d’endormissement, j’ai trouvé beaucoup de réconfort et d’explications dans les descriptifs d’enfants « hypersensibles » (m’y reconnaissant aussi au passage, ce qui me permet de comprendre ma fille et d’accueillir plus facilement ses besoins et son rythme différent), et notamment dans les très bons ouvrages de Marie-Françoise Neveu (Les enfants actuels : le grand défi « cerveau droit » dans un monde « cerveau gauche » et « Et s’il s’agissait d’autre chose ? Enfants autistes, hyperactifs, dyslexiques, dys… ») qui me paraît une référence dans ce domaine (ainsi que Doreen Virtue, à un niveau plus spirituel, avec son livre sur les enfants cristal) ! Et que j’ai eu le grand plaisir de rencontrer deux fois déjà, dont une en consultation pour un projet personnel d’école, et dont la vision et les messages résonnent profondément en moi.

Pour en revenir à l’endormissement, voici quelques démarches entreprises pour diminuer les réveils nocturnes et faciliter le rendormissement :

Sollicitations de médiums (aide pour prendre de la hauteur, comprendre le sens, recevoir des conseils spécialisés en communiquant avec mes guides ou l’âme de mon enfant), de proches faisant des soins énergétiques (pour retrouver de l’énergie et s’apaiser), de l’écriture automatique avec mes guides pour avoir des réponses, de radiesthésie pour cibler les causes du problème et les solutions, de conseils en phytothérapie, d’une kinésiologue, d’un médecin, d’ostéopathie (classique ou spécialisé en thérapie crânienne, que je recommande beaucoup).

Essais : Homéopathie (peut être insuffisamment), fleur d’oranger, massages, pratiques énergétiques (magnétisme, nettoyage de mes chakras, rompre les liens avec elle le soir), lui parler et la rassurer par rapport à la nuit et aux rêves/cauchemars, nettoyer la chambre énergétiquement et invoquer les anges tout autour d’elle pour la guider dans son sommeil et ses voyages nocturnes, placer un cristal de quartz rose dans son lit (pas d’effet miraculeux, comme pour d’autres parents).

Suite à la lecture du livre d’E. Pantley, j’ai mis en place un plan de sommeil à partir de ses 6 mois, dans l’intention de changer ses dépendances pour s’endormir (tétée, bercement). En voici les grandes lignes :

  • suivre un rituel à l’heure du coucher (au calme une heure avant le dodo, tétée, repas, pyjama, lecture, bercement) et la mettre au lit dès les premiers signes de fatigue, quitte à sauter des étapes. De manière générale la coucher beaucoup plus tôt, maintenant vers 19h30, 20h maximum. Après 20h, c’est plus difficile de l’endormir, elle s’énerve trop. Mettant parfois un temps long à l’endormir le soir au sein dans la chambre, j’ai aussi commencé à lui proposer la tétée dans le salon au calme, et le papa prenait le relai pour la monter et l’endormir (changer son habitude de s’endormir au sein avec moi). Cette étape a été très utile et importante !
  • l’accompagner dans l’apprentissage à se rendormir seule: en se familiarisant avec son lit, en la laissant jouer au calme dans son lit (nous n’avons pas trop réussi à l’appliquer, son lit étant dans notre chambre, mais le matin nous passons toujours un moment à jouer et se réveiller en sourires dans le lit). En la posant encore un peu éveillée dans son lit, pour qu’elle finisse par s’endormir seule. Cela aussi fut une étape importante, nous avons appris à la déposer encore éveillée, quitte à continuer à la bercer allongée, une main dans le dos et parfois elle réussit à s’endormir ainsi calmement. La première fois que je l’ai vu s’endormir ainsi sereinement dans son lit au bout de quelques minutes à se retourner, après l’avoir posée un soir encore éveillée, j’en avais les larmes aux yeux !
  • lui offrir un doudou, et le garder avec nous lors des tétées, câlins et lorsqu’on la dépose dans son lit. Fait, mais inefficace, elle n’accorde pas d’importance aux doudous (ni même à la tétine, dans des moments de désespoir mon compagnon souhaitant essayer mais sans succès).
  • déterminer des mots clefs en guise d’indice du coucher : « chhh c’est l’heure du dodo ». Au début, les prononcer quand elle s’endort, pour les ancrer à cet état. Fait, en plus du signe dodo, et elle comprend bien maintenant. Au début elle hurlait dès que le papa s’approchait de la chambre, mais maintenant elle signe au revoir en partant pour le dodo.
  • utiliser de la musique, toujours la même (des sons de la mer d’une veilleuse en tortue bleue, agrémentés d’étoiles bleus d’une autre veilleuse). Je suis plus réservée sur l’efficacité, je ne la sens pas très réceptive à ces sons. Mes chants m’ont l’air plus efficaces, de sons du ventre, mantras indiens, à « dodo l’enfant dort », mais surtout l’indétrônable son qui a sauvé plusieurs tempêtes de pleurs et cris depuis ses premiers jours : chantonner la bande son du Seigneur des Anneaux… cet air à la flûte, qui m’a toujours donné des frissons, évoque des paysages somptueux et féériques de fjords et de Nouvelle-Zélande, et bien elle semble y être très réceptive également !
  • changer les associations qu’a faîtes Petit Soleil par rapport au sommeil : ne pas réagir trop rapidement aux bruits (les premiers cris, car parfois elle crie dans son sommeil, et il ne faudrait pas la réveiller en la touchant), éviter qu’elle s’endorme au sein et lui retirer le téton de la bouche quand elle baisse le rythme (le faire plusieurs fois à la suite en attendant un peu à chaque fois, car elle réessaie de le prendre), utiliser les mots clefs, caresses, massages pour la rendormir, avant de lui proposer la tétée ou le bercement (plus difficile à mettre en œuvre au bout de plusieurs réveils, on a parfois envie de céder à la facilité pour se rendormir tous plus vite).
  • s’assurer que l’enfant fait régulièrement des siestes en l’aidant à se rendormir lors du premier éveil bref au bout de 20 minutes (en restant à proximité au bout d’un quart d’heure pour être prêt à lui parler, la bercer pour qu’elle reparte dans une nouvelle phase et dorme plus longtemps. Concrètement parfois elle commence sa sieste dans son lit, puis fait le deuxième cycle dans les bras), et diversifier les méthodes d’endormissement, en essayant de la poser encore un peu éveillée dans son lit (encore très compliqué).
  • suivre une routine prévisible et flexible tous les jours, en respectant des horaires ou rythme pour le réveil, les tétées, siestes, repas. Marie-Françoise Neveu insiste aussi sur ce cadre, sans être rigide, mais qui est nécessaire à de nombreux enfants qui se sentent perdus sur Terre, ne connaissant pas cette énergie, et qui ont besoin de repères.
  • se répéter « je serais patiente, constante et bientôt tout le monde dormira ».

L’idée de ce programme est de mettre en œuvre un plan sur 10 jours avec évaluation in fine en comparant les horaires de réveil, durée de rendormissement et réadapter un nouveau programme. Au bout d’un mois on est sensé constater de grands progrès. J’ai testé assez rigoureusement sur 2 mois, avec quelques améliorations, aussi liées aux autres pratiques mentionnées précédemment (homéopathie, rot après les tétées…), notamment l’arrêt des réveils toutes les heures, et un rendormissement plus rapide, sans tétée systématique. Mais les nuits ressemblaient encore à cela : dodo à 19h30, réveil à 20h, puis 22h30, puis minuit, puis 2h30 puis 4h30 puis 6h30. C’était encore trop fatiguant. Elle avait alors 8 mois, et je sentais qu’il fallait trouver une autre solution. J’en ai encore beaucoup parlé autour de moi, et avec une médium qui m’accompagne sur mon cheminement. Diverses solutions se présentaient, notamment apporter des limites. Pour préserver mon corps et ma santé, et pour lui apprendre à s’endormir seule.

Je me rends compte, arrivée à ce stade du texte, que je n’ai pas une seule fois évoquer la solution de « laisser pleurer ». Évidemment qu’elle est souvent apparue dans les nombreux conseils reçus, y compris de parents jeunes (moi qui pensais que c’était fini, de la vieille école). Sans juger les parents qui ont utilisé cette technique, je juge cette pratique inadaptée au fonctionnement de l’enfant, et la science le confirme de plus en plus. Personnellement, je tiens à respecter mon enfant comme une âm-ie, en reconnaissant la sagesse et la grandeur en elle. Même s’il faut aussi s’adapter et accompagner le mental de petit enfant qui organise ses activités quotidiennes, et qui a besoin d’un cadre et de limites. Mais jamais je ne conçois pas de laisser un être seul avec des émotions de tristesse, de peur, alors qu’il réclame un contact. La méthode de laisser pleurer seul dans son lit 5-10-20 minutes n’a donc pas une fois résonnait en moi. Et au vu des premiers mois difficiles où nous avons souffert de pleurs importants, il nous est encore plus inconcevable de laisser pleurer sciemment notre enfant.

Par contre, à cette période, je ressentais que c’était Juste de limiter les tétées aux besoins alimentaires, et ne plus accepter le rendormissement au sein systématique. Nous sommes donc entrer dans une nouvelle phase où j’ai expliqué à Petit Soleil que « le restaurant serait fermé entre minuit et 5h », car cela me semblait acceptable et tenable. A ses réveils entre minuit et 5h, je lui ai donc refusé le sein, ce qui évidemment a occasionné une importante protestation et des pleurs. Alors là, oui elle a pleuré, et crié. Mais elle n’était pas seule, et je l’ai apporté explications, informations et réconfort. La première nuit, elle a pleuré dans mes bras 45 minutes, longues et pénibles, où il a fallut s’accrocher à la confiance intérieure qui confirmait que cela était juste et en bonne voie. Je demandais l’aide de mes guides spirituels pour m’accompagner concrètement, combien de temps tenir, quel geste faire ? Cela m’a clairement été d’un grand secours.

Le lendemain, elle a pleuré 20 minutes, et la troisième nuit 10 minutes avant de s’endormir dans mes bras. Au bout de quelques nuits, elle se réveillait toujours autant mais se rendormait plus vite sans la tétée. Et se réveillait à 5h10 pour l’ouverture de la cantine.. Mais c’était éprouvant pour le dos de la bercer, donc au bout d’une semaine, on est passé à l’étape suivante, toujours en écoutant notre intuition et notre guidance interne (nous en discutons aussi beaucoup avec mon compagnon), pour essayer de la rendormir sans la prendre dans les bras, mais en lui parlant, la touchant (toucher affectif issu de l’haptonomie), ou la berçant allongée, une main dans le dos ou sous les fesses. Cela a été difficile au début, mais au bout de quelques nuits elle se rendormissait ainsi, et nous avons pu décrocher son lit du notre. C’était aussi un besoin de sécurité, car elle se déplaçait beaucoup une fois éveillée et on avait peur qu’elle tombe de notre lit. Mais elle semblait déjà moins rassurée, et mettait plus de temps à se rendormir. Le papa a pris la moitié des réveils nocturnes, pour la bercer. Nous avons essayé aussi de la prendre dans nos bras quelques secondes, puis de la reposer quelques instants, puis de la reprendre. Mais elle hurlait à chaque fois qu’elle sentait moins notre contact, et ne semblait pas s’y adapter même au bout de plusieurs nuits. Nous limitons alors les mouvements dans les deux sens, finalement, attendre un peu plus qu’elle se calme dans son lit, ou la garder un peu plus contre nous pour la calmer. Les nuits étaient toujours difficiles, et nous tenions nerveusement en se répétant que dans quelques semaines ce devrait être bon ! C’était le leitmotiv pour ne pas craquer, pour supporter une nuit de plus dans ces conditions.

On s’est alors demandé si ce n’était pas le moment de la placer dans sa chambre, pour moins la réveiller avec nos mouvements, qu’elle ait moins la tentation de téter avec mon odeur, parce qu’on a eu des conseils en ce sens, des signes, et une envie aussi de retrouver notre intimité de couple. Mais là ce fut un carnage, elle a clairement protesté à chaque réveil, en se réveillant plus souvent, même si elle était habituée à sa chambre pour jouer dedans tous les jours. Impossible de la poser dans son lit sans hurlements et pleurs. Nous restions parfois une heure, voire une nuit presque deux heures, à faire des allers retours pour la bercer, la calmer, se relayer. On a même essayé de lui dire un peu plus rigidement « tu peux apprendre à t’endormir seule, c’est pour ton bien, tout va bien » puis essayer « maintenant on va se coucher, on t’entend, tout va bien », et rejoindre notre chambre pour guetter ses réactions. Et là, il est arrivé qu’on attende 10-20 minutes, où d’abord elle parle, appelle, puis crie et pleure. On sentait de la protestation au début, puis de la peur et inquiétude. Et là c’est juste impossible pour moi et même mon compagnon de supporter de la laisser seule ainsi. Au final, je craquais et l’endormais au sein, pour la reposer dans son lit, et rejoindre le mien sans réussir à trouver le sommeil de peur de l’endormir à nouveau se réveiller. Nous avons tenu 5 nuits comme cela, en ayant l’espoir d’une amélioration et en puisant dans nos ressources pour tenir physiquement et nerveusement (tant de personnes témoignaient qu’en 3-4 nuits ce serait fini). Mais nous n’en pouvions plus de l’entendre pleurer en se réveillant à nouveau plus souvent, à ne pas vouloir s’endormir dans sa chambre. On était vraiment en limite de nos capacités. Alors on a craqué, j’ai dit stop (pour ne pas dire autre chose !), et ai remis son lit dans notre chambre, et on a fait « un pas en arrière ». Toutes les lectures recommandaient d’essayer à fond, de ne pas faire de pas en arrière. Mais là cela faisait 2 mois et demi que nous faisions à fond, testions, prenions sur nous et éprouvions nos corps et nos nerfs. Et je ne supportais plus d’entendre autant de pleurs, je ne reconnaissais plus notre relation, qui me semblait tourner autour de la lutte. Elle, contre ces pratiques, dans sa recherche du sommeil en sécurité, et moi dans mon obstination à ce qu’elle apprenne à s’endormir seule. Je me suis rendue compte que je commençais la nuit à ressentir une sorte d’agacement face à son incapacité à s’endormir seule, lui reprochant de ne pas faire d’effort. Et cela me semblait contre nature. Ce n’est pas le genre d’émotion que je veux nourrir dans ma relation avec elle. Qu’il y ait un cadre, des limites oui, mais dans l’harmonie. Cela n’allait pas, nous forcions trop les choses et en patissions tous. Alors nous avons arrêté ces démarches et lâché prise, pour revenir à une priorité à notre confort de sommeil et la paix !

Son petit lit est resté éloigné du nôtre, elle y commence sa nuit (en s’endormant de plus en plus facilement, surtout avec son papa, soit le temps qu’il la mette dans sa gigoteuse, soit après quelques bercements dans les bras puis posée dans son lit), puis quand je sens qu’elle a besoin de téter, j’y réponds et soit la replace dans son lit, soit elle reste dans le nôtre pour finir la nuit (il faudra que nous achetions un lit simple à accoler à notre lit pour l’agrandir). Son rythme depuis ses 9 mois est alors : dodo 19h30-20h, réveil 1h30 plus tard (mais souvent endormissement facile avec son papa par sa présence ou bercement), réveil-tétée vers 23h, réveil-tétée vers 2h30-3h (et elle reste dans notre lit) puis 6h30 tétée. Au bout d’un mois, elle saute de plus en plus souvent un réveil nocturne.

bébé-dort

Nous ne luttons plus, ne forçons plus, ni ne résistons plus. C’est fluide, c’est paisible, nous dormons tous bien, mais dans d’autres conditions, pas forcément acceptées par la « norme ». Mais heureusement, d’autres parents sont déjà passés par là, et ont ainsi dormi tranquillement avec le co-dodo et tétées nocturnes jusqu’à ce que l’enfant décide de lui-même de dormir dans sa chambre, parfois à 2-3 ans. C’est d’ailleurs une façon de vivre dans de nombreux pays et peuples. Je me suis d’ailleurs toujours dit que faire dormir ou non un enfant dans sa propre chambre est une problématique de riche, car lorsqu’elles n’ont pas les moyens d’avoir plusieurs pièces, ailleurs dans le monde ou l’Histoire, les familles dorment tous ensemble. Cela permet encore de dédramatiser les choses !

Depuis 2-3 semaines je me sens donc revivre, malgré les réveils nocturnes je suis reposée car ne m’épuise plus à chercher des causes, solutions, et à résister. On mise sur la qualité du sommeil. Et ma relation avec Petit Soleil a retrouvé sa « pureté », sans émotions négatives parasites.

Voilà, donc ma fille ne fait pas ses nuits complètes, mais nous dormons mieux, voire bien ! Et elle est pleine de vie, grandit bien, est pétillante, souriante et avide de découvertes. Aucune signe d’inquiétude lié à un sommeil haché !

Nous nous laissons conduire par le rythme de la vie, cette danse qui nous guidera pour accompagner l’apprentissage du sommeil de Petit Soleil en fonction d’elle.

Toutefois, pour le prochain enfant qui nous rejoindra, je garde en tête quelques petites choses auxquelles je serais attentive pour faire peut être différemment (mais est-ce possible, si l’enfant a des besoins contraires?) :

  • -malgré l’allaitement, demander plus d’aide et relais au papa la nuit
  • -éviter que le bébé s’endorme avec le sein en bouche (s’il tète, lui enlever le téton de la bouche, pour ne pas qu’il associe cette sensation à l’endormissement)
  • -le coucher tôt dès 3 mois (voire avant), s’il y a beaucoup de pleurs en soirée
  • -le poser dès qu’il commence à s’endormir pour qu’il s’endorme seule en confiance (mais est-ce vraiment possible avec ces « enfant-jocari »?)
  • -se lever tôt (8h00 maximum) ! Oui j’ai oublié de signaler que les premiers mois, pour compenser les nuits terribles, on se levait plus tard, décalant la journée.
  • -allonger la durée des siestes en veillant à la rendormir direct au micro-réveil au bout de 20 minutes

Mais on verra, en s’adaptant à cet enfant qui sera forcément différent !

Le plus important dans cette aventure, avec le petit recul que nous avons et le sentiment d’avoir « sorti la tête de l’eau », est vraiment de s’écouter soi-même (ses limites, ses émotions, ses guidances intérieures) et son enfant. Ne pas faire les choses parce que c’est la norme, ce qu’on nous dit. Mais parce qu’on le sent bien, que cela nous parle, nous semble juste ! Et surtout, surtout la patience. Je ressens dans mon cœur, que ce que nous n’avons pas réussir à « obtenir » (et même cette image d’obtenir quelque chose de l’enfant ne me plait pas, comment pouvons nous avoir cette ambition, comme s’il y a une quelconque hiérarchie? Cela ne me semble ni juste ni cohérent. Je me sens plus comme une famille d’accueil, entre êtres égaux, qui accompagne l’arrivée de ces êtres pour les familiariser avec la Terre. Sans pouvoir, ni hiérarchie. Mon intention est alors de les accompagner dans l’harmonie, la joie, le respect et la sécurité, d’où des notions de cadres et de limites existants également) par une certaine force (de résistance et de lutte), nous le « vivrons » dans la douceur du temps qui file sa toile. Alors patience, écoute de son cœur et ses guidances et bienveillance envers l’enfant, et soi-m’aime me semblent des ingrédients de base pour survivre à cette expérience difficile qui nous met à l’épreuve de multiple façon !

Bon courage à tous ceux qui traversent cette expérience ! Et soyez les bienvenus pour partager vos expériences, questions, doutes, mais aussi astuces dans les commentaires!

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