Bien démarrer l’allaitement : quand naturel ne rime pas forcément avec facilité

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L’allaitement, c’est tout un art ! Sûrement aussi diversifié qu’il y a de maman et d’enfants. Si de plus en plus de mamans se réintéressent à l’allaitement, j’en connais encore trop qui malheureusement arrêtent très vite pour divers facteurs, dans les premiers jours. Démarrage difficile et manque d’accompagnement et de soutien figurent en tête du palmarès. Je parle ici de mon expérience personnelle, à travers mon entourage et mes réseaux, et non pas de fait statistique. Je trouve si dommage que certaines mamans s’intéressant doucement à l’allaitement, souhaitant déjà essayer, laissent tomber en quelques jours. Et je pense aussi à des mamans peut être plus motivées et convaincues, qui souhaitent vraiment réussir l’allaitement et sont surprises voire déstabilisées par les difficultés du démarrage (moi par exemple!). Alors voilà, cet article n’a pas vocation à établir des généralités, mais simplement à préparer -psychologiquement déjà !- les mamans désirant allaiter à de potentiels moments non faciles les tous premiers jours.

Mieux vaut s’y préparer, et que les choses se passent en douceur, plutôt qu’être pris de surprise par des difficultés non imaginées. Il est fort possible que les deux-trois premiers jours soient assez difficiles ! Tout ne coule pas forcément de source, et il faudra persévérer sereinement pour marquer l’essai ! Ensuite, le premier mois est encore une période d’ajustement qui nécessite du temps, de la disponibilité et du repos, et au bout de deux-trois mois le rythme est installé et c’est du plaisir, de la spontanéité et de beaux moments ! Les moments moins simples en valent vraiment la peine de s’accrocher au démarrage, il faut se faire confiance et y croire !

Ainsi, malgré toutes mes lectures sur l’allaitement, ayant vécu plusieurs surprises plus ou moins agréables, je tiens à profiter de plusieurs mois de recul pour partager mon expérience de l’allaitement. J’espère y condenser toutes les choses que j’aurais aimé anticiper, connaître avant, ou que j’ai grandement apprécié découvrir au fur et à mesure ! Après il faut aussi lâcher prise, et accepter qu’on ne peut pas tout prévoir. Même si on est prévenue, il y a des expériences qu’il faut vivre soi-même pour en prendre la pleine mesure et compréhension.

Voici donc un article très pratico-pratique en toute transparence, si cela peut aider certaines mamans à se préparer ! Évidemment il n’y a rien à généraliser, c’est un simple retour d’expérience d’une jeune maman d’un premier enfant. J’aurais pu améliorer certaines pratiques, j’en suis bien consciente, mais les choses ont été vécues ainsi et si je le partage c’est autant pour m’aider à en tirer des enseignements que nourrir d’autres réflexions de parents. Si cela peut faire gagner du temps, éviter certains détours, aider à prendre des décisions.. j’en serais heureuse !

A l’aube des 6 mois de mon bout de chou, j’ai repris le chemin de mon travail. Afin de profiter pleinement du démarrage de sa vie, lui offrir une proximité et s’assurer du démarrage de l’allaitement, nous avions pris nos dispositions pour que je puisse rester entièrement disponible jusqu’à ses 6 mois en posant tous mes congés payés, puis quelques mois de congés parentales à temps complet. La reprise se fait d’ailleurs progressivement, à temps partiel en ne travaillant pas le mercredi, pour continuer à lui offrir de mon temps et présence. C’est donc une nouvelle étape dans notre chemin familial, et d’un point de vue pratique, c’est une organisation à trouver, ne serait-ce que pour la poursuite de l’allaitement. Mais avant de revenir sur cette nouvelle organisation, retour déjà sur le début de l’histoire !

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Je serais incapable de me souvenir quand la décision d’allaiter a été prise. C’est comme si cela avait toujours été une évidence pour moi, comme de porter mon enfant, ou de vivre une naissance la plus naturelle. Ainsi lorsque j’ai commencé à penser à accueillir un enfant parmi nous, j’ai été attentive aux informations sur l’allaitement, achetant un ouvrage sur lequel je tombais (L’allaitement, de France Guillain), et lisant des éléments sur le net.

Lorsque j’étais enceinte, j’ai approfondi le sujet, échangé avec des mamans, lisant, et participant à des réunions de la Leach Ligue (association pour la promotion et le soutien à l’allaitement maternel, partageant des informations, conseils, à travers leurs ouvrages, site, réseaux, réunions de soutien..). On m’avait interpellée plusieurs fois pour savoir si je me sentais bien prête. J’avais commandé plusieurs brassières et tee-shirts d’allaitement, des coussins d’allaitement lavables, des tisanes et rêvais des câlins-tétées en serrant mon bébé contre moi… Tout cela pour dire, que j’avais pris connaissance du sujet de diverses manières et me sentais prête. J’avais donc entendu parlé des problèmes de crevasses, de mastite, d’engorgement, de confusion tétine-sein, que les deux premiers mois sont les plus durs le temps de trouver le rythme .. J’avais lu plusieurs fois que certains nouveaux-nés peuvent ramper sur leur mère pour trouver le sein, et je faisais le raccourci naturel = facile, que les choses se mettraient tout de même facilement en place même si des difficultés sont à prévoir. Aujourd’hui je tiens à partager des choses que je n’avais pas anticipées, que j’ai pu sous estimer ou méconnaitre. Que je serais soulagée d’avoir en tête pour un prochain petit d’homme:-)

Tout d’abord : naturel n’est pas forcément facile ! Ça peut paraître évident pour certains, mais je pensais qu’un bébé saurait facilement trouver le téton et téter. Je ne suis pas la seule à découvrir avec surprise que les choses ne coulent pas de source, et qu’il faut persévérer pour accompagner le nouveau-né à trouver le téton, bien se positionner. Concrètement, j’appelais les sages-femmes à chaque tétée pour qu’elles m’aident à positionner le bébé, à lui faire attraper et maintenir le téton et même à le changer de côté pour prendre le deuxième sein. Et c’est tout un système, avec le coussin d’allaitement à redécaler (je ne l’ai pas gardé longtemps finalement, je trouvais cela trop contraignant ! Je préférais la poser dans mes bras, mais le coussin m’a sûrement aidée à ne pas avoir de crevasses) Pour me rassurer, et ne pas me sentir une incapable, elles me disaient avec douceur qu’elles aident fréquemment les mamans au démarrage. Et c’était compliqué, les premiers jours (pas la première nuit, car elle beaucoup dormi suite à la naissance, sans trop besoin de téter), car elle s’énervait sur le sein. Oui, car j’ai oublié de signaler, pour tout mettre sur la table, j’avais des tétons « qui ne sortaient pas facilement » et je m’en étais inquiétée pendant la grossesse. Ma sage-femme m’avait rassurée en me disant que cela se ferait avec le temps, que ce n’était pas problématique, que je serais accompagnée à la maternité. Mais au début, ce n’est pas facile, le bébé s’y retrouvait mal, s’énervait (en refusant de téter, ne restant pas accrochée, pleurant) et du coup pour l’aider à téter et au téton à « se faire », des « bouts de seins en silicone » (téterelles) m’ont été donnés. Cela m’a rassuré, en voyant que cela pouvait la calmer, car elle arrivait mieux à attraper et à téter. Mais on m’a vite encouragée à m’en passer, car cela stimule moins la lactation, il faut donc limiter au maximum son usage. Je les gardais au début des tétées, pour l’aider à attraper le sein, et une fois le téton sorti, je les enlevais. Au bout de 4-5 jours je me suis sevrée, et ne les ai plus utilisés. Cela m’a rassurée, car au début je m’en sentais très dépendante et incapable de nourrir mon enfant sans ces aides, mon compagnon avait couru alors à la pharmacie en acheter pour le retour à la maison (en deux paires, pour en avoir toujours une avec nous, la maternité ne les donnant pas). Et finalement, au bout d’une semaine le problème était réglé, et les téterelles oubliées ! Il a fallu se lancer, pour oser lui proposer aussi parfois le sein sans la téterelle, mais cela s’est assez vite réglé.

Donc un démarrage compliqué avec ces bouts de sein, une montée de lait qui prend quelques jours… En attendant, il y a du colostrum, mais peut être pas assez pour épancher toute la faim ? D’autant plus que nous étions en pleine canicule, avec plus d’une trentaine de degrés dans la pièce, des bébés trop habillés sous le conseil des sages-femmes dépassées par la situation, une agitation et un énervement qui aggravaient la faim et la soif. Donc voilà un bébé qui a faim ou soif, et auquel à priori on ne propose pas une solution satisfaisante. Et la maman se remet d’un enfantement éprouvant, est fatiguée et toute inexpérimentée face à un petit être qui pleure, crie et se débat. J’ai pris sur moi pour rester la plus sereine grâce à des auto-encouragements, des auto-traitements énergétiques, et être calme auprès de cet enfant lors de ces moments difficiles à vivre. C’était un combat pour la faire téter ! C’était difficile à vivre, tellement je voulais lui offrir cela, et les émotions étaient fortes. Et puis, suite à cela elle a perdu un peu trop de poids, et le lendemain de sa naissance (son 1er jour) les sages-femmes ont commencé à me proposer un biberon en complément. Je refusais, car j’avais lu et relu qu’il fallait les éviter pour ne pas nuire à l’allaitement (confusion biberon-sein, moins de stimulation de la lactation..). Je ne voulais pas donner de lait de vache, et avais amené du lait de chèvre au cas où mais au final elles nous proposaient du lait artificiel hypo-allergénique, le pédiatre n’étant pas d’accord pour le lait de chèvre. J’ai refusé toute la journée, puis la soirée. L’avis sollicité d’une amie maman me confortait dans ce sens, mais je me sentais quand même seule face à l’équipe. Je campais sur mes positions, tout en me sentant démunie d’arguments et de solutions alternatives. Oui car si j’avais surligné plusieurs fois « éviter les compléments », je n’avais pas de stratégie à part d’attendre la montée de lait en confiance. Mais ces convictions et bons principes ne sont pas toujours réconfortants quand on est épuisée et bouleversée par des pleurs inconsolables. Pire on se sent incapable et on culpabilise d’être sur le point de craquer ! Car au milieu de la nuit, ma fille s’énervait sur le sein, criait, pleurait et était inconsolable. Je la berçais, la massais (elle semblait souffrir aussi de « coliques », sensations digestives désagréables), lui proposais le sein, mais me sentais impuissante et si fatiguée à ne pas dormir avec toute la tension des heures précédentes. En demandant l’aide d’une sage-femme, elle me reproposa le complément, m’assurant que cela ne nuirait pas à l’allaitement, c’est une maternité pro-allaitement et ils en accompagnent beaucoup et ont de l’expérience. J’ai refusé, mais voyant comment ma fille pleurait, cela me déchirait le cœur, je voulais la soulager, moi-même avais besoin d’aide, je me sentais seule, ne voyais pas d’issue, et n’étais pas sûre de mes choix. J’ai fini par me centrer, et sentir au fond de moi, en lien avec mon âme, ce qui me semblait juste. Cette femme m’inspirait confiance, je sentais en moi que je pouvais accepter ce complément. Que les choses se passeraient mieux si j’étais légère, confiante et acceptais plutôt que de résister à la situation. Que dans notre cas, ici et maintenant, ce ne serait pas dramatique. J’ai donc fini par accepter un complément. La sage-femme lui a donné un petit biberon à mes côtés, le temps que je puisse me reposer, et cela évitait aussi la confusion. Ma fille s’est calmée, puis a dormi quelques heures. J’ai pu aussi en profiter pour dormir et me remettre de ces heures de tension.

Le lendemain, mon compagnon revenu et prenant le relai pour s’occuper de notre enfant, j’ai pu prendre du recul et me reposer, discuter. Si j’ai un seul regret lié à la maternité, c’est de ne pas avoir demandé de chambre avec un lit pour mon compagnon, afin qu’il dorme la nuit avec nous. La solitude la nuit a été difficile à vivre, seule face à cet être très exigeant en attention, face auquel on se sent tout petit et se pose des milliers de question, qui a l’air si fragile. Et le tout mêlé aux émotions extrêmement intenses (ce sont les vraies montagnes russes, on est submergée de joie face à cette petite merveille, on fond d’amour, mais on est aussi bouleversée face à la responsabilité immense, aux besoins intenses, au sentiment qu’on ne va jamais y arriver, c’est si compliqué!), aux jeux hormonaux et à la fatigue importante, autant nerveuse que physique, d’autant que le corps se remet encore de l’enfantement ! Bref, quand le soir il partait, j’en avais la boule au ventre, me retrouvant seule face à une longue nuit éprouvante, avec de nombreuses et longues phases de réveils très agitées pour réussir à la nourrir, l’apaiser, et la rendormir. Et si je réussissais à l’endormir seulement contre moi, ce qui était par ailleurs émouvant et si beau, le sommeil était léger du fait de la position inhabituelle. Mais si j’arrivais à la reposer dans son couffin à côté de moi (le co-dodo n’était pas autorisé), j’alternais entre une contemplation pleine d’amour de cet enfant véritable trésor dormant en paix, et aussi une surveillance, si elle respirait bien, n’était pas gênée… Alors seulement je comprenais ce qu’on insinuait en me disant « reposes toi bien » pendant ma grossesse ! Peut être certaines mamans ont vécu des premiers jours faciles, sereins, et c’est tant mieux (et c’est ce à quoi j’aspire pour les prochains rdv avec la Vie:-) ) mais j’entends suffisamment de témoignages de mamans ayant eu des premiers jours compliqués, ayant arrêté l’allaitement au bout de deux jours, pour que cela m’encourage à poursuivre mon partage d’expérience. Pour présenter concrètement comment les choses peuvent être difficiles et éprouvantes ! Car quand on fait face à l’inconnu avec un flot d’émotions, d’hormones et une forte fatigue, tout devient plus compliqué et difficile à surmonter. Si on anticipe certaines épreuves, si on sait que c’est temporaire, ces remous sont bien plus aisés à passer ! Car au final, et je n’ai pas fini, ce qui a été le plus dur à vivre, c’est l’incertitude que les choses s’amélioreront. C’est un sentiment fort de solitude et d’inexpérience, voire d’impuissance parfois. Et pourtant, j’ai demandé de l’aide, j’ai essayé la communication d’âme à âme avec mon enfant pour comprendre ce qui se passait, comment l’aider.. Comme je l’ai déjà raconté, j’ai plutôt mal vécu cette difficulté à communiquer d’âme à âme avec ma fille, une fois celle-ci née et tout ce flot d’émotion. A donner un sens à ce qui se passait. Mais c’est encore une autre histoire, une histoire qui parle de pleurs et de comment les gérer ! Mais je dois encore apprendre à ce sujet, ainsi que sur la question du sommeil, avant de pouvoir partager un retour d’expérience !

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Et donc, la deuxième nuit j’ai accepté le biberon de complément, qui lui été ensuite proposé seulement après les tétées (on essayait de la faire téter 20 min par sein, en lui proposant les deux à chaque fois pour bien stimuler la lactation) et par son papa, ce qui leur a permis de vivre un moment de proximité tous les deux. Mais j’étais déterminée à tout essayer, tout faire pour réussir le démarrage de l’allaitement, car je tenais profondément à offrir cela à ma fille. J’ai retrouvé la force en moi, une énergie positive. J’ai donc demandé à pouvoir utiliser un tire-lait électrique pour stimuler voire exprimer du lait pour lui proposer à la place du lait artificiel. Ça a été très important, car j’ai ainsi pris les choses en main, en me faisant un programme, pour caler le tire-lait entre deux tétées, et je notais scrupuleusement les horaires, les volumes tirés. Je me suis sentie forte, actrice de la situation, et j’ai ressenti l’énergie en moi pour réussir. Et puis malgré que la montée de lait n’était pas complètement effective (si on peut dire cela comme ça), le deuxième jour j’arrivais à tirer 20 ou 25 ml et j’en étais fière, fière de pouvoir donner cela à la place d’une partie du lait artificiel. Ce fut également important au niveau des sages-femmes, car cela leur prouvait que je ne manquais pas de lait et que j’étais déterminée. Nous avons été encore plus encouragées, oui nous car pour moi réussir l’allaitement c’est un travail d’équipe entre la maman et l’enfant, mais même aussi avec le papa et l’équipe qui les accompagne. Et c’est ainsi que 48h plus tard, mon lait tiré en complément des tétées suffisait et le lait artificiel n’a plus été proposé. Encore 24h plus tard, il n’y avait plus besoin de tirer de lait. Je suis très reconnaissante et heureuse d’avoir reçue cette idée, et d’avoir pu être accompagnée dans cette pratique qui a été déterminante. De plus cela m’a familiarisée à l’usage du tire-lait et donc facilité son emploi par la suite, en cas d’absence ou pour la reprise du travail.

Je ne l’ai pas encore dit, car cela fait partie de certaines « évidences », mais peut être n’en est-ce pas une pour toutes. Mais autant pour stimuler la lactation que pour s’adapter à la digestion et aux besoins de l’enfant, je l’ai allaitée à la demande dès le début mais encore aujourd’hui. Les premiers jours elle demandait environ toutes les 1h-1h30 à 2-3h (et elles duraient 30-40 minutes, ce qui peut être long la nuit notamment !! et là, j’ai été bien contente d’allaiter allongée pour bien me reposer), puis au bout de deux mois je dirais, les tétées se sont régulées à environ toutes les 2-3h et maintenant à 7 mois elle boit environ toutes les 4 h. Alors que parfois j’entends des « c’est gênant, avec l’allaitement on n’est pas sûr de la quantité », je suis personnellement sereine car j’ai confiance dans l’intelligence vitale de l’enfant pour se nourrir en quantité ET qualité (par exemple, si elle a juste soif, elle ne boira que quelques petites minutes l’eau au début du lait. Si elle a besoin de bien se nourrir, ce sera une tétée suffisamment longue pour avoir la partie grasse du lait). Et il suffit de la voir, pour être rassurée sur son alimentation. Elle est rayonnante, en forme (en 7 mois, juste un nez un peu encombré une semaine), et un physique de chérubin aux petits bourrelets dans les cuisses et les bras! Mais du coup, je lui offre les tétées à chacune de ses demandes, et même encore aujourd’hui si elle en a besoin en dehors des « horaires habituelles ». Et j’adore cette simplicité, cette spontanéité. Nul besoin de surveiller l’heure, de vérifier la quantité de poudre, la température.. elle gère toute seule son alimentation ! Au contraire, le démarrage de la diversification me demande plus de recherches et d’investissement pour gérer les différentes sources d’alimentation et leur équilibre. Seul bémol à cet allaitement à la demande, en journée je sens que tout est ok, mais la nuit, notamment à cause de problématiques depuis sa naissance ayant destructuré son sommeil (coliques pendant trois mois, puis les dents,…), elle a associé l’endormissement avec les bercements et les tétées, et elle demande ainsi la tétée sans nécessité de se nourrir pour se rendormir. Je sens qu’il est temps maintenant de l’accompagner pour qu’elle dissocie les deux et puisse se rendormir « seule » sans le geste de succion lors de ses micro-réveils nocturnes (elle n’a pas de sucette). C’est une des pratiques que je compte améliorer pour le petit frère ou la petite sœur, car les nuits sont encore fatigantes ! À 7 mois, elle peut encore se réveiller toutes les deux heures, et avoir besoin de téter juste pour se rendormir. Depuis la naissance, pour favoriser une proximité, une veille, et aussi limiter la fatigue, nous avons opté pour le « co-dodo », en plaçant un lit à barreau ouvert du côté accolé à mon côté de lit. Ainsi elle a son espace, nous aussi, mais je peux dormir contre elle si elle en a le besoin, ou lors des tétées allongées. Jusqu’à aujourd’hui on s’y retrouve, et c’est un plaisir de se réveiller avec son grand sourire à nos côtés ! On verra quand on sentira qu’elle et nous sommes prêts à lui proposer de dormir dans sa propre chambre, sur un matelas au sol.

J’oubliais, un petit désagrément des premiers jours, qui a duré tout de même plus d’un mois et que je n’ai pas souvent trouvé dans des lectures. Allaiter peut être douloureux, intérieurement au niveau du téton lors des succions. Après avoir vérifié la position de l’enfant, qu’il n’y ait pas d’autres soucis, il peut y avoir une douleur -parfois assez vive !- s’expliquant par une certaine sensibilité de la zone. Ce n’est ni inquiétant, ni dérangeant pour l’allaitement, et c’est temporaire. Je n’ai rien trouvé pour soulager cette douleur, qui reste largement supportable, mais ça va mieux en sachant que ce n’est ni grave ni problématique ! Sinon, pour prendre soin du téton, il est d’usage de les badigeonner de lanoline régulièrement. Mais on peut aussi les couvrir de notre lait après chaque tétée, c’est très efficace !

Autre désagrément, les seins gonflés pendant la montée de lait ! Vous ne les reconnaîtrez pas, ça peut être assez impressionnant. Ils prennent de l’ampleur et sont très fermes. C’est plutôt désagréable et gênant ! Mais temporaire. Dans les astuces pour soulager, à part la patience, on conseille les douches chaudes mais aussi les feuilles de choux ! J’en avais congelé d’avance, et la maternité en avait également à disposition. J’ai l’impression que c’était plutôt utile.

Alors, voilà malgré un début qui m’a surprise par les difficultés, au bout de deux mois de calage (et même déjà du premier mois) , l’allaitement est devenu un plaisir et tellement simple ! Il est si facile de voyager, de se promener car rien n’est à prévoir. La nuit pas besoin de se lever préparer un repas à la cuisine. Par tout temps et en tout endroit, il est aisé de la nourrir discrètement (je n’ai jamais eu de regards désapprobateurs. Je porte toujours un débardeur au col large sous mes tee-shirts ou pulls, de façon à remonter ce dernier et abaisser le col du débardeur pour lui proposer le sein sans montrer ma poitrine ni mettre mon ventre à l’air. C’est confortable et discret ! Et plus économique que les vêtements spécifiques) , et surtout elle est en pleine forme ! La preuve, elle n’a même pas besoin de faire de nuits complètes.. (non là je plaisante.!). Et puis, ce sont de merveilleux moments de proximité, de câlins, d’attention. Je sais que certaines mamans allaitent dans l’écharpe, pour pouvoir se déplacer ou vaquer à leurs occupations, et c’est un choix qui se comprend. Je serais peut être heureuse de le faire à certaines occasions . Mais pour l’instant, j’ai veillé à lui offrir un cadre serein et calme pendant qu’elle se nourrit. J’ai assez rapidement délaissé le coussin d’allaitement (très pratique cependant) pour prendre des positions plus spontanément, en tailleur par terre, allongée sur le canapé pour me détendre… J’adore ces moments de câlins, ces moments à nous. Ah et le papa ne se sent pas du tout lésé, il apprécie de dormir la nuit, et partage de merveilleux moments à travers les jeux, les câlins, le bain…

Sunset Yoga

En 6 mois je n’ai eu aucun problème, de crevasse, engorgement ou autre. J’ai été très sereine, exprimant régulièrement l’intention « mon allaitement se passe dans l’harmonie » comme un mantra. Je ne sais pas si cela peut jouer, mais au bout de deux mois (le temps que les fuites de lait cessent) j’ai retrouvé mon habitude de ne pas porter de soutien-gorge. J’ai essayé quelque temps pour voir si cela été confortable, avec ma poitrine plus généreuse, et finalement 7 mois plus tard je m’en passe toujours. Si je dois courir ou faire du sport, j’en utiliserais une pour le confort, mais sinon au quotidien je savoure cette liberté !

Voilà je pense que j’ai déjà partagé pas mal de choses ! Je serais ravie de partager autour de ce sujet si des questions viennent. Au bout de 5 mois, j’ai commencé à tirer mon lait occasionnellement pour m’absenter une soirée et aller au yoga. Ça m’a permis d’en congeler un peu et de me préparer à la reprise doucement. J’ai loué un tire-lait électrique depuis la sortie de la maternité (pris en charge par la sécu, grâce à une ordonnance de la maternité, harmony de Medela), et j’ai investi dans deux tires-laits manuels (harmony de Medela) pour les déplacements et au travail. Deux pour optimiser au mieux les montées de lait, et recueillir le lait à haute pression dans chaque sein en même temps. C’est un gain de temps ! Maintenant, c’est une nouvelle étape dans notre histoire d’allaitement. Chaque journée est une victoire, un pas de plus. Je reste légère et sereine, faisant de mon mieux et restant à l’écoute de mon corps. Je me répète souvent comme un mantra « mon lait coule en abondance pour ma fille ». Je veille à me reposer, à bien manger, à rester confiante. Je voulais au moins réussir à tenir 6 mois, puis une fois de retour au travail je souhaiterais tenir au moins jusqu’à 9 mois, puis un an. Je serais si heureuse de pouvoir offrir un an d’allaitement à ma fille ! Je n’ai pas de limite d’âge, si on continue ainsi jusqu’à 2, 3 ans j’en serais aussi ravie.

Mais c’est encore une autre histoire ! A suivre…

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2 réflexions sur “Bien démarrer l’allaitement : quand naturel ne rime pas forcément avec facilité

  1. Pautard Cuadros dit :

    Bonjour, Je vous ai trouvé grâce à la communication connectée. Je viens vers vous car j’ai lu sur votre article sur l’allaitement que vous vivez ou avez vecu ce que je vis en ce moment avec mon bébé. Il a six mois et trois semaines et il se réveille toujours la nuit chaque deux heures pour téter et se rendormir. Et moi, je croyais être la seule à vivre ça dans le monde. J’ai toujours associé ça a son problème de reflux lié aux allergies aux PLV mais la medécin la semaine dernier m’a dit qu’il fallait le laisser pleurer car il devait apprendre à s’endormir tout seul. Moi, je vais à peine acheter le livre, le premier, sur la coco pour m’y mettre car je souhaite parler avec lui sur le sujet et sur plein de sujet mais en attendant je voudrais savoir si vous avez réussi à lui apprendre, à votre fille , à s’endormir toute seule et avec quelle technique? Merci d’avance. Maribell

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    • Mélanie ° Onde de Vie dit :

      Bonjour,

      Je n’ai pas réussi à vous répondre avant, ce sujet demandant un peu de temps pour vous faire un retour assez exhaustif ! J’ai de toute façon aussi l’intention d’écrire un, et sûrement plusieurs, article sur ce sujet ! Le dodo !!! enfin l’endormissement .. que ce soit pour la nuit ou les siestes, même combat ici !
      Ma fille vient d’avoir 10 mois, et je ne vais pas vous vendre du rêve. Non elle ne fait pas ses nuits, ni ne s’endort systématiquement facilement (parfois elle s’endort en 2 minutes sans pleurer, parfois cela va prendre 30 min, en calmant ses cris et ses larmes). Il y a des enfants qui ont cette facilité, des parents cette « chance » ? mais pour d’autres enfants, apprendre à s’endormir sereinement et seul, c’est une grande aventure !
      Alors je vous partage mon histoire dans ses grandes lignes, déjà pour ça « ne pas se sentir seule » !!! car cela aide beaucoup ! Pour vous rassurer (ou pas!), et surtout surtout vous confirmer qu’en écoutant votre cœur, votre intuition, vous saurez comment accompagner au mieux votre enfant. Car c’est bien de cela qu’il s’agit, d’accompagner l’enfant dans cet apprentissage, qui n’est pas anodin, un des plus difficiles ! S’endormir c’est apprendre à se laisser aller pour sombrer dans un monde inconnu, avoir l’impression d’abandonner son corps, vivre une sorte de « petite mort ». Je me souviens moi-même avoir eu peur longtemps de m’endormir quand j’étais petite, pour ces raisons là. En respect de ces grandes inquiétudes, du rythme de l’enfant, je ne conçois pas d’apprendre à un nourrisson un si grand apprentissage en le laissant pleurer seul, seul avec sa détresse et incompréhension.
      Je ne sais pas si votre enfant s’endort facilement en journée pour les siestes (comment s’endort-il ? Combien de temps dort-il?) ou le soir, mais déjà pour vous répondre par rapport au réveil toutes les deux heures, nous avons vécu cela jusqu’à ses 7-8 mois, avec parfois des réveils toutes les heures (et au bout de 20min tous les soirs). C’était difficile, éprouvant, car parfois il était difficile de la rendormir, même avec la tétée. A chaque réveil, je lui proposais le sein, elle dormait en co-dodo sur son lit collé au notre. J’ai cherché plein d’explication du pourquoi de ces réveils, pour ensuite avoir des solutions. Les dents ? Des problèmes digestifs ?? je me suis fatiguée et dispersée à chercher, creuser, réfléchir… à essayer des choses pour soulager les dents, la digestion… il y a eu des semaines très difficiles, où la grande fatigue a conduit à des moments de désespoir et détresse.
      Un apprentissage important a été celui de la compréhension des cycles de sommeil, grâce au livre d’Elizabeth Pantley. J’ai compris en fait que ce n’est pas quelque chose d’extérieur à ma fille qui la réveillait systématiquement (dent, digestion???), mais le rythme naturel du sommeil qui inclut des éveils brefs entre les phases de sommeil léger/profond… en gros, elle se réveillait naturellement, mais là où d’autres bébés se replongent direct dans le sommeil, elle n’y arrivait pas seule et se réveillait vraiment, pour demander ensuite de l’aider à s’endormir (surtout en tétant, comme elle en avait l’habitude). Ce fut déjà un soulagement. Du coup, tout l’enjeu est de l’accompagner à accepter avec sérénité de se retrouver dans son lit, de s’endormir seule, et sans son habitude de téter voire tétouiller…
      Mais là, chacun a sa version, son école, son mot à dire. Certaines techniques étaient impensables, comme de la laisser pleurer seule, 5-10-20 min. Pour agir, j’écoute mon cœur, et agis en fonction de cela en conscience. Si une technique « ne me parle  pas », je ne l’essayerais pas. J’essaie de me relier à mon âme pour être guidée, et en trois mois nous avons été ainsi guidés pour expérimenter plusieurs choses. Les voici, en quelques mots : pendant deux mois, j’ai suivi mon plan de sommeil créé d’après la méthode d’Elizabeth Pantley (en gros, rituel du soir, coucher à 20h puis 19h30. Lui retirer le sein dès qu’elle s’endort pour ne pas qu’elle garde l’habitude de tétouiller pour s’endormir, essayer d’allonger les siestes, essayer de la poser un peu endormie dans son lit pour l’endormir complètement. Son papa a pris plus de place aussi pour l’endormir le soir -du coup sans s’endormir au sein- et pour des réveils la nuit), et cela a permis de réduire les réveils toutes les heures, puis de parfois la rendormir en la berçant et sans la tétée. Mon intention était d’arrêter les réveils pour « tétouiller » sans manger (et permettre au papa de la rendormir), sans lui retirer les réveils pour les tétées « alimentaires ». On n’a pas réussi à allonger les siestes, ni a éviter les réveils toutes les deux heures. Nous ne faisons pas partie des « 80% » (je ne sais plus combien) de réussite. Du coup, au bout de deux mois, nous avons continué à essayer d’autres choses, la grande fatigue me poussant à instaurer une « fermeture des tétées » entre minuit et cinq heures du matin, tout en lui expliquant. A la place, à ses réveils, je la berçais, d’abord dans les bras, puis après en posant ma main sur elle dans son lit (toujours collé au notre). Evidemment, elle a protesté, crié, pleuré 3-4 nuits. Mais je ressentais que c’était de colère, de mécontentement, et que « c’était ok ». Je la berçais avec amour, patience, en accueillant son émotion.Cela a permis d’espacer les réveils, elle ne se réveillait plus qu’une fois, souvent vers 3h.
      On a essayé après de décoller son lit, ça a été mais c’était plus fatiguant de se lever. Puis de la mettre dans sa chambre, et là par contre ça a été un carnage, elle ne voulait pas et était inconsolable, on pouvait rester une heure avec elle, et elle finissait par s’endormir avec la tétée (que je finissais par lui proposer en désespoir de cause). On a essayé 5 nuits, terribles et fatiguantes, car on a osé croire des personnes qui disaient qu’en 3-4 nuits cela serait réglé, que c’était le moment etc. et que moi aussi à un moment j’ai eu envie de retrouver une intimité avec mon compagnon, en espérant aussi que peut être elle dormirait mieux sans nous à côté, sans nos bruits, l’odeur tentant du lit… Sauf que non pas du tout. A ses réveils, on allait la voir, lui parler, poser la main sur elle pour la rassurer et la bercer, puis si cela ne suffisait pas, on la prenait dans nos bras, la berçait, … puis on la reposait en lui disant qu’il faut dormir, cela est bon pour elle, que tout va bien, tout en gardant une main en contact avec elle (là elle ne se calmait pas du tout). On restait à côté, puis si elle ne se calmait pas au bout de quelques minutes, on la reprenait dans les bras, etc. ça n’a pas du tout fonctionné quand elle était dans sa chambre (alors qu’avec nous, elle arrive à s’endormir maintenant dans son lit dans notre chambre, si on est à côté). Du coup on l’endormait dans les bras en la berçant, puis la posait endormie dans son lit, mais elle se réveillait et criait, voire hurlait plutôt. Et rebelote. On a aussi essayé de lui dire « maintenant on te laisse dormir, on est à côté, on t’entend » puis de revenir dans notre chambre pour voir si sans notre présence (et la tentation de venir dans nos bras ) elle se laisserait aller au sommeil. Ça n’a jamais marché, elle était parfois un peu calme, puis appelait, puis criait et pleurait. Là ce n’était plus de la protestation ou colère, mais de l’inquiétude, peur, .. A l’écoute de ce type de pleurs, on allait la retrouver, pour ne pas la laisser seule avec ces émotions là.
      Au bout de 5 nuits, et de trois mois de diverses tentatives (en ayant à chaque fois l’espoir que ça y est ça va fonctionner, on va dormir. En puisant dans les dernières réserves pour tenir, pour tenir face au sommeil et aux pleurs quand on galère à l’endormir) j’ai craqué et décidé de privilégier notre sommeil à tous et la paix. Je ne voulais plus entendre de pleurs, j’en avais marre d’avoir l’impression d’être en lutte continuelle avec ma fille. J’ai décidé d’arrêter tout, de laisser son lit dans notre chambre, et d’accepter les tétées selon ses besoins. De faire une pause, de retrouver du calme. Maintenant, cela fait un mois qu’elle commence sa nuit dans son lit (dodo à 19h30-20h), en s’endormant soit dans nos bras le temps de monter, soit dans son lit en la berçant avec la main posée dans son dos. Elle ne lutte plus systématiquement, et s’endort de plus en plus souvent sereinement, la première fois j’en avais les larmes aux yeux ! Elle se réveille au moins deux fois, une fois vers 22h30-23h puis vers 2h30-3h. Je lui propose la tétée et elle mange, alors je ne cherche plus à contrôler. Au premier réveil, une fois endormie, on la replace dans son lit, mais au 2ème réveil, elle reste avec nous dans le lit car sinon c’est trop fatiguant de rester réveillée et de la replacer., en prenant le risque de la réveiller. En plus, je ressens qu’elle a besoin de cette proximité, de cette sécurité. Tout va mieux depuis qu’on a ce rythme, on est tous beaucoup plus sereins et reposés ! Alors non, elle ne fait pas ses nuits, ni nous, mais on va tous bien. Et la journée elle est plus cool, calme, patiente, tout en étant très dynamique et éveillée, souriante, pleine de vie. Alors je me dis que c’est ok, qu’elle a besoin pour l’instant de cette sécurité et proximité, et que ce n’est que quelques mois, petites années ? Oui vraiment, en fait il a fallu « accepter », et trouver la solution nous permettant de réduire notre fatigue tout en acceptant ses limites et besoins, pour que les choses soient mieux vécues.
      Alors je n’ai pas de solutions ni techniques miracles à vous partager ! Seulement ces petites choses qui ont permis quelques améliorations, sans solutionner tout. Car dans certains cas, j’ai l’impression que la seule solution, c’est la patience… je ne sais pas pour vous et votre enfant, mais mon meilleur et seul conseil est de suivre votre cœur. Et non les tas de conseils plus ou moins pertinents de l’entourage, amis, famille, collègues, médecins… qui ont tous leurs avis sur la question. J’ai personnellement remarqué que les personnes n’ayant pas vécu cette situation avaient toujours pleins de conseils (et notamment sur l’allaitement, en remettant en cause, et souvent en y connaissant rien du tout..), alors que les familles ayant des enfants au sommeil difficile ne répondaient jamais avec des conseils, mais avec de la compréhension et un  » oh oui, on a connu, c’est vraiment difficile ! mais ça va passer… » (amélioration douce pour une « sortie du nid » par eux même souvent vers 2-3 ans). Maintenant je me protège des avis des « non connaisseurs », et privilégie avant tout mon coeur et ce que je ressens des besoins de ma fille! tout comme pour l’allaitement, je la laisse aussi nous guider sur ses besoins.
      Alors je vous souhaite bon courage de tout coeur, prenez soin de vous et reposez/ressourcez vous autrement autant que possible!, et n’hésitez pas si vous avez envie de partager sur ce sujet, ou si vous voulez des précisions !
      Bonne soirée !

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