Premiers pas d’une maman

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Cinq mois. C’est le temps qu’il m’aura fallu pour poser des mots sur cette nouvelle expérience, celle d’être mère, celle d’accompagner au quotidien un être complexe, à la fois petit homme en croissance, et Âme grande et pure. Que dire, de l’intensité de cette aventure, sans répit, remettant tant de choses en question mais apportant tant de beauté.

Parmi les premiers bouleversements, celui de son propre statut, celui de jeune femme libre de vivre sa propre vie, qui doit maintenant faire passer en priorité les besoins d’un autre être. Au début, même si je m’étais préparée à ce deuil d’une certaine façon de vivre, ce ne fut pas une chose facile à vivre. Quand toutes les conditions extérieures nous appellent pour s’élancer dehors, suivre ses envies, et que la réalité rappelle aux responsabilités envers cet être qui ne peut encore vivre ce rythme, et impose le sien. Ce n’est pas un mystère, le quotidien devient centré autour du rythme de cet enfant, de son alimentation, de ses bercements, de son endormissement, de ses besoins. Les premières semaines, ce fut parfois difficile et très éprouvant, car cette vigilance et cette attention permanentes sont épuisantes. Il y a donc cette fatigue, constante, à la fois physique et nerveuse, psychologique. C’est que, l’épreuve de l’accouchement n’a pas pu être suivie d’un repos tranquille, car les choses sérieuses se sont succédées… prendre soin de cet enfant juste né, apprendre à le découvrir, à l’écouter, soulager ses premiers maux, initier l’allaitement, ce qui ne s’est pas fait facilement et a nécessité une détermination et un engagement fort pour réussir sa mise en place. Dès le début, dès les premiers jours, mes convictions auront été mises à l’épreuve, pour d’ores et déjà privilégier la voix du cœur, les choix en pleine conscience. Le démarrage de l’allaitement fut compliqué : difficulté à prendre le sein, peu d’appétit, canicule et déshydratation induisant une perte de poids trop importante, bref toutes les conditions n’étaient pas optimales et la situation a fini par me faire accepter au bout milieu de la nuit face à un bébé inconsolable les conseils de sage-femme, par ailleurs pro-allaitement, pour compléter avec un biberon les tétées. Dans toutes mes notes, d’atelier avec une bénévole de la Leach League, de bouquins sur l’allaitement etc. j’avais surligné en gros et gras «éviter les compléments » ! ce qui m’était aussi bien confirmé par des amies ayant allaité. Mais voilà, j’étais seule cette nuit difficile, ma fille pleurait, je n’arrivais pas à la nourrir ni l’apaiser, j’étais épuisée et sous tension pour ne pas m’effondrer devant elle. Il y avait cette sage-femme, pleine de bienveillance malgré son discours qui ne me convenait pas. Mais j »ai écouté mon cœur, qui me rassurait et j’ai lâché prise, j’ai accepté le biberon et nous avons toutes les deux réussi à dormir. Dès le lendemain j’ai repris les devants pour tirer mon lait entre les tétées afin de stimuler la lactation et la montée de lait, et offrir mon propre lait en complément. Je me suis battue pour réussir, malgré mes doutes, j’ai voulu tout donner, ai noté toutes les heures, et me réveillais la nuit pour tirer. Au bout de deux jours, on a pu arrêter les compléments, et sa courbe de poids connait depuis une montée en flèche fulgurante. C’est un très beau bébé, qui est bien loin de l’inquiétude de l’équipe pour sa perte de poids. Moi en revanche, je reste encore marquée par ce démarrage difficile et ma crainte qu’elle ne mange pas assez, alors qu’elle est au-dessus des courbes de poids ! J’ai bien conscience qu’un travail de nettoyage de cette mémoire reste à faire pour me décharger de cette peur qui s’est ancrée en moi.

Ce qui m’a aidé dès les premiers jours à tenir, malgré la fatigue, les doutes, le baby blues etc. ce sont les auto-traitements énergétiques que je me suis appliquée tous les jours. Dès qu’elle s’endormait, je me consacrais quelques minutes pour un soin afin de me rebooster en énergie et libérer mes doutes, mes peurs … ces soins m’ont vraiment sauvée ! D’ailleurs, j’en ai fait moins souvent ensuite, mais y pense dès que l’épuisement ou les questionnements sont trop importants.

Après il y eut tous ces pleurs à gérer. Peu habituée aux bébés, peu présents autour de moi, j’ai peu de repères pour ce qui est « habituel ». Ainsi les pleurs fréquents et terriblement longs en soirée m’ont complètement désemparée ,Pour moi, un être qui se sent bien, en paix, ne pleure pas ! Il n’en a pas besoin. D’autant plus que je m’étais abreuvée de tant de lectures sur le portage, l’allaitement, la proximité, le co-dodo, le maternage … qui prônent leurs bienfaits pour apaiser les bébés qui en général pleurent moins, leurs besoins étant respectés. J’avais aussi lu tant de témoignages de thérapeutes accompagnant des enfants, qui à force de pleurer sans être entendus, développent d’autres mécanismes de repli, de maladies, de méfiance en la vie et les autres. Voir alors cet enfant pleurer, parfois des heures le soir, me bouleversait profondément. La fatigue et les émotions me rendaient peu réceptives à toute communication subtile avec son âme pour comprendre ce qui lui arrivait et l’aider au mieux. Pensant que le problème venant de moi, comme les enfants viennent aussi pour faire « travailler » leurs parents, je procédais à des nettoyages frénétiques énergétiques et de mémoires, je modifiais mon alimentation, et cherchais en moi ce qui posait problème. Mais ce processus devenait trop épuisant et tournait à l’agitation mentale sans apporter de solution ni de sérénité.

La présence et les paroles rassurantes de proches et d’amies mamans m’ont réconfortée, en mettant des mots et du sens sur certains comportements (libération du trop plein de la journée, transmission du stress des parents..) ce qui m’aida à déculpabiliser, mais une part de moi restait insatisfaite, pressentant qu’il y avait quelque chose à faire, à soulager. J’ai essayé tout ce que je trouvais : massage, bain, musique, bercements, tétées, portage, soins énergétiques, ostéopathe, infusion de plantes… mais rien ne semblait réellement efficace pour l’apaiser rapidement. Je me sentais seule, épuisée et culpabilisais de ne pas entendre ma fille, de ne pas la satisfaire.Durant les longs moments où je faisais les 400 pas pour la bercer, lui chanter des sons vibratoires, lui dire tous mon amour, j’ai alors franchis un cap dans ma pratique spirituelle. D’abord j’ai utilisé ces moments de mouvement pour méditer, respirer profondément, et réciter des mantras « je suis une maman joyeuse et sereine », consciente que retrouver ma sérénité était une des meilleure aide à lui apporter. Mais surtout, j’ai demandé l’aide de guides, êtres de lumières, « maitres ascensionnés » comme Marie, et celle des anges. Ces dernières années, j’ai ainsi détaché ces êtres de la religion, de leur image chrétienne, pour les considérer comme des êtres présents à nos côtés, sans aucune étiquette ou affiliation à tout dogme humain. Simplement des êtres liés à la Vie, au divin, et emplis d’une grande sagesse et compréhension de la Vie. Je leur ai demandé leur aide pour comprendre et pour agir de la meilleure façon pour aider mon enfant. Senti leur présence, leur amour, leurs mots bienveillants m’ont apporté un réconfort considérable et m’ont donné l’espoir d ‘une amélioration. Je visualisais, et visualise toujours leur présence autour de nous et de cet enfant pour l’accompagner dans son voyage nocturne. Doucement il y eut des progrès, des soirées plus calmes. Et une intuition forte, d’aller voir un autre ostéopathe, spécialisé avec les enfants. Et là, ce fut miraculeux. Cette gêne que je sentais en elle depuis son arrivée, et qui lui faisais froncer souvent les sourcils s’est envolée durant la séance. A la fin de la séance son visage semblait libéré, soulagé. La différence était nette. Et les jours suivants n’ont fait que confirmer ce résultat, nous offrant de merveilleux sourires et regards libérés, détendus. Elle avait alors 2 mois. C’est le temps qu’il nous aura fallu pour trouver une solution à une gêne. Que je suis heureuse et reconnaissante d’avoir reçue cette intuition, cette idée, et de l’avoir suivie! Les soirées se sont calmées progressivement, d’abord une soirée calme de temps en temps puis de plus en plus fréquente. A partir de 3 mois, la situation devint bien plus détendue et sereine. C’est un soulagement, et une période emplie de sourires, rires, émerveillements en tout genre.

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Je continue de solliciter la présence bienveillante des anges et des êtres de lumière, dans les moments difficiles comme dans les beaux moments. Je les remercie profondément et aime à penser que ma fille aura grandie entourée en conscience par les anges.Et je remercie de tout coeur cette belle âme, cette soeur des étoiles, qui est venue dans notre famille, pour tout l’amour qu’elle rayonne et tout ce qu’elle nous a déjà fait découvrir et apprendre! ma pratique spirituelle quotidienne s’est intensifiée, ma vie s’est enrichie, me rapprochant de mes idéaux et me faisant expérimenter le lacher-prise, la pleine conscience… quelle joyeuse et émouvante, bien que bouleversante, aventure! qui ne fait que commencer…

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