Cette peur de la perdre

Malgré la profonde sérénité qu’inspirent les échanges subtils avec mon enfant, et son envie et impatience de venir auprès de nous, une part de moi-même nourrit toujours des peurs profondes (accouchement, perte de l’enfant, difficultés de grossesse), certaines peut être très anciennes mais toujours un peu présentes et qui ressurgissent lors de moments de baisse d’attention ou d’énergie.

C’est ainsi qu’un beau jour, par une journée calme et ensoleillée consacrée au repos et à la lecture, je commençais à m’interroger sérieusement face à l’absence de ressentis de mouvements du bébé. Déjà la veille au soir elle a été plutôt calme, et depuis le matin je ne l’avais pas sentie. Je la sollicite un peu dans l’après-midi, avec des touchers « haptonomiques », des appels, je me centre, je lui demande de me confirmer son état… et pas de réponse physique ressentie. Mes gestes et mon ventre se crispent, même si je sais que ce ne sont pas les conditions les plus accueillantes pour l’attirer vers moi. Une peur commence à grossir en moi, alimentée par des souvenirs de témoignages de mamans qui ont perdu du jour au lendemain leur bébé même à sept mois ou plus, mais j’essaie de la balayer par les lectures et pensées positives. Une autre part de moi ayant plus de hauteur, reste elle très sereine, ressentant le bonheur qu’on partagera à sa naissance et en contact avec l’âme du bébé qui assure elle que tout va bien. Mais il semble que j’ai quelque chose à apprendre de cette expérience de peur…

Le soir, toujours pas de signes physiques, je finis par plonger totalement dans l’angoisse et imagine le pire. Même si je sais et accepte que si elle doit partir cela aura aussi un sens, avec tout ce qu’on a envisagé ensemble ce risque me tord le cœur. Mon compagnon met alors à profit les gestes enseignés en haptonomie pour me détendre et appeler le bébé. Elle finit par réagir et se manifester avec ses petits coups. Soulagement profond, je revis, remonte à la surface et exprime ma totale gratitude. Le lendemain lors du rendez-vous mensuel de suivi périnatal, j’en profite pour demander des repères et informations, ce à quoi il m’est répondu que oui il y a toujours des risques de perdre l’enfant à n’importe quel stade, parfois de manière inexplicable «  du jour au lendemain, alors que tout va bien », et que c’est pour cela qu’il est rappelé à toutes les femmes enceintes d’aller consulter à la maternité si le bébé n’a pas bougé en douze heures. Alors que j’ai rencontré au moins quatre experts médicaux différents ces derniers mois (sages-femmes ou médecins), qui ont tous demandé si je commençais à le sentir bouger, ni niveau de risque ni repère temporel ne m’ont été précisés pour s’y préparer, et je ne les ai pas croisés non plus dans la vingtaine de bouquins et magazines parentaux absorbés. Seule source de vigilance : les expériences vécues ou rapportées autour de soi et les forums de mamans, qui véhiculent aussi les peurs et angoisses de chacune. Alors entre le monde idéal et celui de l’ignorance menant à la paranoïa, j’ai ressenti encore plus fortement la nécessité d’apporter davantage d’informations claires et efficaces pour accéder à l’autonomie et à l’analyse en pleine conscience. La colère est montée en moi, car je trouve qu’il a encore bien trop de zones obscures, de manque d’information et de sensibilisation des mamans. Et je découvre de plus en plus clairement cette réalité, connue par les concerné(e)s, en avançant dans ma propre expérience. Il me semble qu’on devrait enseigner très tôt aux jeunes filles (et jeunes hommes) à se préparer à enfanter un jour, pour être prêtes et autonomes. Savoir comment préparer son corps (en termes de «nettoyage» physique en amont, d’amélioration de l’hygiène de vie et de l’alimentation), connaître le processus physiologique et même spirituel d’incarnation, apprendre à soigner son corps, connaître le rôle du périnée, la mobilité du bassin, la réalité d’un accouchement physiologique, naturel, le rôle de la douleur, de la respiration, de la relaxation etc.. En fait, cela évoque en partie l’enseignement pouvant être dispensé progressivement aux jeunes filles dans les sociétés vivant plus en communauté, où les femmes se retrouvent entre elles et où le sens du Sacré est présent et célébré avec des rites de passage (naissance, puberté, grossesse, mariage, fin de vie..) lors desquels on inculque aux jeunes filles des secrets de la Vie et des femmes (autour de la sexualité, la féminité, la grossesse,…).

Bref, cet événement soulève une nouvelle fois intensément la nécessité d’améliorer la diffusion et la qualité de l’information !

Et pour en revenir à cette peur et ce risque de perdre l’enfant, si certains départs restent encore inexplicables pour la science et la médecine, n’existerait-il pas des éléments de réponse ailleurs, dans d’autres sagesses ou expériences ?

Pour m’amener une meilleure vision et prise de recul par rapport à mes peurs, mais aussi pour mieux protéger mon enfant, mes lectures et découvertes m’ont menée sur le sentier des départs « naturels » (en dehors des interruptions « volontaires » de grossesse). D’après plusieurs auteurs (je citerais à nouveau les très enrichissants et éclairants ouvrages de Daniel Meurois et de Sylvie Ouellet) et témoignages, deux principales approches peuvent expliquer ces « départs », ces fins de grossesse imprévues : soit fonction de l’Âme s’incarnant, soit de la maman.

  • L’Âme du bébé peut décider intentionnellement pour mille et une différentes raisons de faire marche arrière et de se rétracter en se sabordant physiquement (elle ne se sent plus prête, les angoisses et peurs sont trop importantes, des mémoires reviennent et sont trop lourdes à dépasser, la mission de vie semble trop difficile à relever, la densité de la terre et les conditions d’accueil sont trop éprouvantes,… différents témoignages d’Âmes éclairants sont ainsi rapportés dans le sublime ouvrage « Le non désiré, rencontre avec l’enfant qui n’a pas pu venir… » de D. Meurois).

  • Autre cause, qui est à priori de plus en plus fréquente, le milieu d’accueil ne permet plus le développement de la vie en raison de problématiques physiologiques, psychologiques, énergétiques, environnementales…. Le corps physique du bébé perd alors son élan vital et l’Âme, bien qu’elle veuille venir, se voit repoussée.

Ces deux situations, d’essence très différente, peuvent expliquer de nombreux cas de départs soudains, survenant tôt ou tard dans la grossesse. Chaque cas étant très différent, aucune généralité ne peut être proposée, mais il semble qu’une communication avec l’Âme du bébé permettrait de mieux comprendre les phénomènes en jeu, afin de savoir si l’un ou l’autre scénario peut avoir lieu. J’avoue n’avoir aucune idée, ni trouvé pour l’instant d’information sur le rôle que peut jouer l’Âme du bébé lors de la dégradation du milieu physique, s’il peut le ressentir suffisamment tôt pour alerter les parents, et permettre de le soigner. Je ressens cependant que cela dépendrait de beaucoup de son niveau de maturité et de lucidité. J’ai souvent lu que de nombreuses fausses-couches arrivant dans les toutes premières semaines étaient expliquées par la médecine dans l’objectif de nettoyer justement le corps de la maman, de plus en plus polluée par les toxines, métaux lourds, pesticides, tabac… Personnellement, bien que la médecine ne peut confirmer mon vécu, je ressens profondément avoir vécu ce cas avant ma grossesse sous l’attention de l’Âme de mon enfant. J’ai ressenti avoir commencé une grossesse, s’arrêtant au premier mois, pour faire une sorte de «nettoyage» physique de mon corps afin de démarrer une autre grossesse dans de meilleure condition, et ce malgré mes efforts d’hygiène de vie préalable. J’avais alors ressentis que l’Âme de mon enfant était tout de même auprès de moi, attentive, témoin de ce nettoyage, sans se relier à cet embryon qu’elle savait dédié à cet usage libérateur.

Cette situation de ‘fausse-couche’ liée à la pollution physique et énergétique semblerait de plus en plus fréquente à cause de la dégradation de notre environnement, de la qualité de l’air, de l’eau, de l’alimentation mais aussi de l’ambiance électro-magnétique. Le corps est de plus en plus « alourdit » par ces basses vibrations et toutes les ondes perturbantes, rendant plus difficile l’incarnation et nécessitant de plus en plus plusieurs « essais » avant de réussir la grossesse. Selon son niveau d’éveil, l’Âme du bébé aura plus ou moins conscience de ce qui est en jeu, comprenant plus ou moins bien la situation, et pourra aussi se sentir rejeté alors que ce n’est pas l’intention des parents. La communication semble encore ici importante pour informer, sécuriser, rassurer l’Âme sur la volonté de l’accueillir, même si on n’arrive pas à maintenir des conditions physiologiques suffisantes.

D’où l’importance de bien se préparer, et de protéger l’antre vitale, notre cocon de vie des éléments extérieurs. Et cela, avant la grossesse dès qu’elle est envisagée, mais aussi tout son long, car ces éléments perturbateurs peuvent entraîner des complications, et, sans aller jusque là, une grande fatigue. Personnellement, je me rends compte avoir négliger certains de ces impacts physiques, et veille désormais à mieux me préserver physiquement et énergétiquement car la fatigue est très importante, d’autant plus que je suis sensible à ces phénomènes.

Au niveau physique ou énergétiques, plusieurs pratiques sont ainsi préconisées :

  • du repos évidemment ;

  • une eau et alimentation de qualité : aliments de saison, frais, bruts et bio, dont on peut élever la vibration par l’intention. Personnellement, mon enfant me demande de ne pas manger de produits carnés, car elle est sensible à la vibration de souffrance animale dans ces aliments. Je respecte son choix, qui ne m’ennuie pas n’ayant jamais été une amatrice de viande. Évidemment je veille à maintenir un équilibre au niveau des protéines et autres éléments nutritifs, mais mange encore des œufs et un peu de poisson ;

  • éviter les ondes perturbantes, et s’en protéger : ondes des téléphones (ne pas le tenir trop proche, l’éteindre la nuit ou le mettre en mode avion), ondes wifi (les éviter, ou s’en protéger avec un bandeau de grossesse anti-ondes par exemple), mais aussi du micro-ondes. Personnellement, mon enfant m’encourage vivement à ne plus utiliser le micro-ondes. On peut aussi protéger sa maison avec des pierres (comme la tourmaline, shingite, amazonite..) et d’autres dispositifs (intention, visualisation d’une bulle de protection blanche ou de couleur autour de la maison, dans chaque pièce, autour de soi…) ;

  • s’harmoniser et élever nos vibrations, pour être moins sensible à ces polluants : harmoniser ses chakras régulièrement, se centrer et sentir la joie et l’amour en nous, avoir des pensées positives, se faire des soins énergétiques pour équilibrer le corps éthérique, se créer une bulle de protection autour de nous le matin et à tout moment de la journée (avant ou pendant une rencontre avec des personnes plus ou moins agréables, dans des lieux bondés ou où se sent mal..)… et tous les autres rituels présentés dans les articles précédents !;

  • et surtout, consacrer du temps et de l’attention à son enfant, exprimer tout l’amour inconditionnel qu’on a pour lui, le rassurer sur nos intentions et lui demander ses besoins, avis…

En dehors de ces causes physiques, peuvent exister des causes plus internes liées à l’histoire de la mère (mais aussi et peut être à un héritage des femmes de sa lignée) : des mémoires, schémas répétitifs, peurs, blocages, traumatismes, qui peuvent créer un auto-sabotage inconscient. Avant ma grossesse, j’ai réalisé un travail à ce niveau, pour me détacher de toutes les mémoires et attaches inconscientes connues ou non que je pouvais avoir de part de mon histoire et celle de ma famille, et libérer mon corps de ces tensions pour y accueillir sereinement la vie. Il reste encore un peu de travail pour l’accouchement, mais cela m’a beaucoup aidée pour créer un espace plein d’amour pour accueillir le bébé !

Mélanie – SA 29

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