Ma « To-do list » pour préparer la naissance en toute sérénité

mandala8Depuis petite, même sans me poser la question de la maternité, l’accouchement m’a toujours fait peur. Dans ma tête, cela faisait partie des actes à risque, et dès lors où le sujet de la parentalité commençait à être aborder, je me sentais plutôt attirée par l’adoption (avec surtout plein de bonnes raisons pour cacher ma peur : « autant donner de l’amour à des enfants déjà vivants qui n’ont pas de famille », « la planète est sur-peuplée alors ne rajoutons pas des êtres en plus », et une plus tardive, une fois ma conscience écolo bien ancrée « l’avenir est trop noir, la planète se dégrade, je ne veux pas donner la vie à un enfant pour qu’il connaissance ce sombre futur. Ceux qui sont déjà nés, c’est trop tard pour eux, mais je ne veux pas causer la naissance d’un être qui souffrira plus tard »). Puis j’ai senti en moi, bien après la vingtaine d’années, qu’il n’y avait pas de fatalisme pour le futur, et qu’au contraire je souhaite que mon enfant participe à la construction d’un monde meilleur.

Qu’il soit un fou de plus pour apporter de la joie, et que ses bras et sa volonté aident à la préservation de la planète si cela le motive. Je me suis intéressée à l’adoption, sans explorer vraiment profondément la question, mais j’ai ressenti que ce n’était finalement pas la solution juste pour moi. C’est mon propre ressenti tout à fait subjectif. Et surtout, en couple, j’ai ressenti le bonheur que pourrait apporter la conception d’un nouvel être, fruit de notre amour. Bref, un jour, j’ai changé d’avis quoi ! 🙂

Bon sauf que, la peur de l’accouchement, ses douleurs horribles bien mises en scène dans les films et gravées en mémoire, et puis le risque de mourir étaient toujours là ! Si j’envisageais avec sérénité les soins aux enfants, l’allaitement, le portage, … (bon sauf l’adolescence, car j’imagine qu’on puisse bien en baver, en me souvenant de ma propre adolescence…:-) ), le passage par la case naissance m’angoissait toujours autant. Une fois enceinte, clairement, je voyais l’échéance « risque de mort » au terme des 9 mois. Autant dire, qu’il y avait un peu de travail psychologique à effectuer sur moi-même 🙂

J’ai déjà évoqué dans un précédent article (Premiers contacts avec l’âme de l’enfant), le déclic m’ayant permis de changer complètement de ressenti vis-à-vis de l’accouchement, en l’envisageant maintenant de manière très puissante et sacrée, en connexion avec les éléments et le bébé. Je m’attends même aujourd’hui à un très beau moment. On verra après ce qu’il en sera 🙂

En attendant, et puisque le temps avance, je souhaitais partager ma liste, ces fameuses listes d’idées, de choses à faire… des différentes manières de se préparer à la naissance qui m’attirent. Cette liste n’est bien sûre pas exhaustive, elle correspond simplement à ce qui me parle, toutes les techniques rencontrées sur mon chemin, et je ne ferais évidement pas tout par manque de temps, par coût économique, manque de praticiens dans le coin etc..

  • yoga prénatal : j’ai essayé de continuer le yoga le plus longtemps, que la prof adapte avec bienveillance pour moi, et que j’essaie de poursuivre à la maison grâce à un livre très bien fait (« Yoga et Méditation pendant la Grossesse », de Mell Campbell). J’avoue cependant ne pas être régulière en ce moment, et pourtant cela me ferait beaucoup de bien comme il m’est difficile de maintenir une activité physique à cause de ma grande fatigue (surtout pour le dos ! Et l’ouverture du bassin, la sérénité, la souplesse…) ;
  • chant prénatal : pas dit que j’en ferais pour cette grossesse, car les ateliers que je voulais suivre (à Bébé Planète à Rouen) sont suspendus momentanément (et comme il n’y a pas de hasard…). La maternité en propose également, à voir si ce n’est pas trop lourd de s’y rentre régulièrement. Mais cela m’intéresse énormément pour l’usage du son (et ses vibrations) dans la maîtrise de la douleur, et aussi pour créer un lien avec le bébé. Sinon, je travaille sur le son via l’approche du yoga du son et des sons essonniens, très intéressants mais pas ciblés grossesse-naissance. Et ce qui est sûre, c’est que je ressens fortement l’envie et le besoin de baigner dans la musique pour l’accouchement (et la danse, en se laissant bercer par le rythme pour gérer les « vagues » des contractions. J’ai toujours en image cette fluidité dans le chaos avec la danse des 5 Rythmes), que ce soit des musiques zen, sacrées ou très rythmées avec le tambour, selon les étapes ; 
  • hypnose (hypno-natal, hypno-naissance..) : usant déjà de l’hypnose pour des méditations en état de conscience modifiée (voyage chamanique, projection de conscience…), affirmations quotidiennes et exercices de respiration, l’adaptation de l’hypnose à la grossesse me parlait particulièrement. Mise à part à la maternité, je n’ai pas été amenée à croiser le praticien pouvant m’accompagner dans cette pratique. J’ai alors investi dans l’ouvrage (« HypnoNaissance : la méthode Mongan », de Marie F. Mongan), et travaille à la maison. Je suis confiante sur l’utilisation de ces techniques lors de la naissance, ce sont des outils tellement efficaces ! Je souhaite néanmoins que mon compagnon se familiarise d’ici là avec quelques outils pour me guider si j’ai dû mal à me concentrer moi-même, et pour qu’il participe également à cette atmosphère spécifique ;
  • haptonomie : en quelques mots, une approche et science du toucher affectif, utilisable dans de nombreux domaines (médicale, éducatif, grossesse, fin de vie…). Le toucher, un sens qui me parle beaucoup. Notre père nous a toujours offert des moments de massage avec mon frère, et cela a fait naître en nous un amour de ce contact physique très doux qui apaise et détend, et crée un lien spécial. Je dirais même une drogue, tellement je suis demandeuse 🙂 Alors que le contact physique est plutôt rare entre proches, les massages ont permis de réintroduire le toucher entre amis, famille, mais sans aller jusqu’à ce simple toucher affectif. Je me souviens, ado, sensibilisée par la situation des personnes seules en fin de vie, j’avais alors lu un article qui parlait de ce toucher affectif pour les soutenir et leur permettre de quitter ce monde en sérénité. Mon cœur était bouleversé, j’aurais aimé participé, mais étais encore bien trop sensible pour m’engager dans un bénévolat dans ces services. Aujourd’hui, pour le « début » de vie (il faudrait préciser, plutôt début d’une nouvelle incarnation), je retrouve cette approche par le toucher affectif avec un grand bonheur, car l’haptonomie permet de renforcer les contacts avec le bébé et d’inclure davantage et assez tôt le papa dans cette relation. C’est pourquoi j’ai choisi qu’on suive une préparation à la naissance (pour les séances prises en charge par la sécu) focalisée sur l’haptonomie avec une sage-femme, en présence de mon compagnon car je trouve que c’est une belle découverte à lui offrir ;

  • se placer dans une attitude sereine et confiante : en usant de méditations guidées, de mantras, d’affirmations positives du type « ma grossesse et l’accouchement se déroulent dans la sérénité, l’harmonie, l’amour, la paix… », de visualisation (imaginer un accouchement qui se déroule bien, dans la paix, bien entouré, avec un cocon de lumière..)
  • préparer avec le bébé sa naissance :  car il sera acteur à part entière de ce moment. Grâce à des moments de communication avec elle (via des méditations, des moments de calme, des rêves, des états modifiés de conscience..), je l’interroge sur sa vision de la naissance, ses attentes, peurs, besoins… Elle m’a guidée pour une préparation, pour anticiper la peur d’avancer dans le tunnel noir lors du travail : en méditant ensemble dans le calme sur la visualisation d’une graine profondément enfouie dans la terre, qui ne se sent pas dans le vide mais au contraire dans une matrice chaleureuse et protectrice, mais qu’elle va quitter en germant et se tournant vers la lumière pour découvrir un nouveau monde, tout en restant reliée aux énergies matricielles protectrices et bienveillantes. Puis lors de la naissance (mais aussi à chaque instant), il nous faudra visualiser toute l’énergie matricielle, l’amour, la force, la vie qui est présente dans l’utérus, et tout autour d’elle. Cela l’aidera à ne pas se laisser gagner par une peur du noir, du vide, d’être seule dans cette étape ;
  • préparation du corps régulière à la maison : exercices d’assouplissement (avec notamment un ballon), meilleure connaissance du bassin et des mouvements facilitant l’accouchement (avec la découverte du livre « Bouger en accouchant » de Blandine Calais-Germain et Nuria Vives-Pares), massage de la poitrine, ventre, cuisses etc. avec une huile assouplissante (éviter les vergetures ^^ au départ j’ai commencé avec l’huile spécifique de Weleda, très bien, puis on m’a conseillé l’huile de sésame très utilisée pour ses propriétés assouplissantes et hydratantes. J’en suis également satisfaite, et elle est beaucoup moins chère ), massage du périnée (le détendre, pour éviter des déchirures, épisio.. oui oui ces ptites choses très sympa qu’on découvre qu’avec la grossesse), bains dérivatifs (avec des poches de gel 10*20 cm, pour éliminer les toxines, mieux digérer, …cf. le site de la navigatrice France Guillain dédié à cette pratique, aussi reprise dans son livre« L’allaitement »). Étant très fatiguée, j’essaie aussi de beaucoup me reposer et ressourcer mon corps avec des auto-traitements énergétiques, en me visualisant dans un cocon de lumière, en inspirant la beauté et l’énergie autour de moi, en veillant à avoir une respiration profonde. L’usage de l’homéopathie, de fleurs de Bach ou autres élixirs floraux est aussi envisagé, mais pas encore définie 🙂
  • et aussi, il y a également tous les préparatifs très pratico-pratiques, pour se préparer à l’allaitement, à la parentalité, au portage, au dodo mais aussi aux « comment on sait qu’il est suffisamment habillé ?? bien lavé ??? », et à toute la partie santé (de la question des vaccins, à la gestion des rhumes, de la fièvre, ..)! ici c’est merci aux retours d’expérience des parents, « traditionnels » ou « natures » de mon entourage, des sages femmes, des sites internets, et des livres qui élargissent les thématiques de la bibliothèque:-)

Voilà pour l’instant !

Et vous, avez-vous des avis, questions, témoignages et retours d’expérience à partager ? N’hésitez pas à laisser un commentaire 🙂

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